Entrée de juillet 2008

Hervé Di Rosa ” La fusée”
Photos avec l’aimable autorisation de la galerie JCM BILLY
Sans aucun doute je n’ai pas dû faire bonne impression lorsque je suis entrée pour la première fois dans la galerie JCM BILLY.
C’était il y a quelques lunes.
La galerie se situe le long la plage de La Baule. J’avais cru apercevoir une toile qui ressemblait à du Combas et lorsque j’ai donné mon point de vue sur la toile, les propriétaires de la galerie m’ont dit que ce n’était pas une toile qui ressemblait à du Combas mais une toile de Combas.
Sincèrement j’en croyais pas mes yeux tant j’avais été déçue par la facture de l’artiste. Après 20 ans je m’imaginais qu’il devait (qu’il devrait) avoir changé de thématique. Fort heureusement je sais qu’à ce jour Combas expose à Arles un travail fort intéressant, ce qui sera le sujet de l’un de mes prochains articles.
Mais revenons à l’ami Di Rosa.
Quid de Di Rosa? Avec Combas, Aberola, Boirond et Blanchard, Di rosa représentait la Figuration Libre.
Quid de la Figuration Libre? C’est un mouvement né dans les années 80 qui pronait un retour de la figuration dans la peinture, afin de toucher un large public à la difference de l’Art Minimal, de l’Art Conceptuel, du Land Art.
Ces artistes ont puisé dans la pub, les médias, et surtout dans la BD, leurs thèmes iconographiques. Ils sont passés directement de l’atelier aux institutions muséales sans toucher le jackpot comme leurs contemporains américains Keith Haring et Jean michel Basquiat.
Alors que je flanais le long de la grande bleue à vélo, j’ai freiné devant la vitrine de la galerie parce que ce qu’il y avait en vitrine quelque chose qui me parlait fort. Très fort même!
J’ai vu ça:

Hervé Di Rosa: Les deux nigauds
Je me suis engouffrée dans la galerie, attirée comme un aimant par les sculptures d’Hervé Di Rosa.
En m’entretenant avec l’un des propriétaires de la galerie j’ai su que les sculptures étaient le nouveau challenge de l’artiste qui avait délaissé ce moyen d’expression depuis des années (depuis qu’il a cessé toute collaboration avec son frère Buddy)
Mais les histoires de famille ça ne nous regarde pas.
C’est la galerie qui a financé le projet. Les sculptures ont été réalisées dans le même atelier que celui qui réalise les sculptures de Niki de Saint Phalle.
Non! les artistes ne réalisent par forcément leurs scultptures de A à Z.
Oui les artistes ont souvent des assistants.
J’ai a peine regardé les peintures je l’avoue, mais on ne peut pas tout voir en une fois.
Ce que je sais c’est que le vernissage avait eu lieu de 13 juillet et que le 14 Juillet il ne restait plus que 4 toiles à vendre.
Ce que je ne sais pas, c’est leur prix
Je ne me suis contentée d’apprécier ces sculptures et de les toucher. Je ne peux m’empêcher de toucher une sculpture même au Louvre ou je me fais toujours taper sur les doigts.
http://galerie-billy.com/
Di rosa du 14 juillet au 15 août.
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Photo Lilitop: Affiche à Berlin.
Il y a quelques lunes j’ai commencé une collection de tee shirt provenant de différentes villes européennes. Lilitop a frappé fort lorsqu’elle a fait reproduire sa photo prise dans les rues de Berlin sur un tee shirt et ceci pour me l’offrir lors de mes 22 ans.
J’ai dû bidouiller le tee shirt puisque le coton étant d’une qualité moyenne et la taille S large comme un XXL. Donc pas en adéquation avec ma taille d’éternelle adolescente …
Du jour au lendemain j’ai découpé le motif et je l’ai surpiqué sur un tee shirt noir.
Photo lavieenrouge: L’atelier: Chaise et tabouret Philippe Stark. Rangement “Trones” Ikéa.
Ce tee shirt vert est une boulette commise par Bernik. Je n’ai jamais pu le porté, la vérité !
J’ai dû le bidouiller puissance MAX. C’est à dire en long en large et en travers pour le mettre à ma taille. Pourtant c’était ma taille mais ma taille chez les teutons c’est une taille de greitchel bien portante.
Remarquez comme je ne le porte pas, il ne s’abime pas! Bernik me l’avait acheté pour que je le porte lors de mes compettes de golf. Si Si! Franchement lorsqu’il me l’a offert j’ai pensé ce jour là qu’il me faisait une blague.
Photo lavieenrouge.
En ce moment je porte le Lisboa avec un short bloomer en satin gris et un petit noeud sur le coté. Il acheté à Lisbonne par B sans le nommer.Ce tee shirt débardeur a une forme politiquement correct sur les fairways. Je l’ai bidouillé aussi! C’est à dire réajusté sur les cotés. A ce point du récit je préfère vous faire part de mes mensurations parce que vous allez peut-être penser que je suis mal foutue. Non je fais du french 38.
French 38: Copyright lavieenrouge.
Photo lavieenrouge.
Même sort pour mon tee shirt Miro acheté à la Fondation Miro à Barcelone, parce que là aussi problème de qualité du coton, de taille et de la forme aussi ( Pas assez décolleté) C’est Bernik qui me l’a offert .
J’ai découpé le motif et je l’ai surfilé sur un tee shirt court en coton bio que j’ai acheté 5 euros.j
Mon Me in Amsterdam je ne le mets plus parce que j’ai peur d’abimer le transfert. Comme vous le savez je suis très conservatrice ( Pas étonnant que j’a fait des études d’archéo, y a cohérence!) Il a été acheté à Amsterdam, ou y a des putes ou y a des dames. Il m’a été offert par Bernik oui encore lui et alors?
Mind the gap c’est que de la win ce tee shirt! Toujours offert par Bernik le généreux . J’ai gagné quelques
competitions de golf lorsque je l’ai porté. Maintenant je ne le porte plus pour ne pas l’abimer. Quoique si je ne renoue pas avec la vistoire il sortira de la commode.
IL me manque donc les tee shirt:
Made in Russia
Made in Belgium
Made in italy
Made in Stokolm
Made in Dublin
Made in Oslo
Made in austria. (Bernik m’a offert un sac acheté dans le musée Hundert Wasser)

Photo Lilitop bidouillée par lavieenrouge: Bernik fait sa gwineth Paltrow
http://lavieenrouge.over-blog.com
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Photo Bernik.Lisbonne.
Ma mère pratiquait le Bronzage Effet Loupe et faisait une confiance aveugle à la bonne crème Nivea (La boite bleue) pour réparer les outrages du soleil.
Qu’est ce que le Bronzage Effet Loupe?
C’est LA technique efficace pour accélérer son bronzage! A savoir piquer une tête dans la grande bleue et s’exposer aux rayons du soleil bienfaisant, sans indice solaire.
Forcément.
Par une belle journée de juin, certes un peu brumeuse (je n’ose imaginer la suite du récit si le soleil avait dardé de tous ses feux) Ma mère et moi, jouvencelle d’une douzaine d’années avions lézardé tout un après midi en pratiquant le B. E. L.
Le soir nous étions invitées chez des amis et nombreux furent nos admirateurs devant notre bonne mine certifiant une vie saine et insouciante au bord de la mer.
Ce bronzage au départ cuivré se transforma sous la nuit étoilée en un bronzage comment dire, un bronzage gyrophare tant notre bonne mine prit une tournure lumineuse et j’ose le dire irradiante.
Le lendemain je décidais de boycotter le collège, de rester sous les draps et de m’enduire d’une crème astringente au citron pour transformer mes rougeurs en un bronzage caramel. Je sais qu’a ce point du récit vous vous exclamez de dépit face à tant d’ignorance dermatologique.
En même temps à cette époque on ne pouvait pas se ruer sur le site de beauté test pour lire les témoignages des consommatrices.
Le soir même nous constations avec désespoir que nos épidermes se couvraient de stries annonciatrices de problèmes graves à savoir: la desquamation la peau qui pèle.
Les jours suivant nous avions dû vivre à la Anne Frank tant nous avions honte de notre apparence puisque notre peau partait en lambeaux laissant place à un épiderme suintant et douloureux.
En quelques semaines je retrouvais figure humaine. Quant à ma mère il a fallu pas moins de cinq ans pour qu’elle retrouve une peau nomale.
Entre temps elle contribua à la fortune des médecins, des dermato, des parfumeuses, des guérisseurs et des laboratoires Roc.
Depuis, sous le soleil, je suis sous haute protection.
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Sculpture de Keith Haring à Berlin. Photo Liliptop.
Lorsque j’ai vu pour la première fois un reportage sur Keith Haring j’ai été sidérée par la vitesse de son graphisme et par sa faculté d’ imbriquer traits et figures avec une parfaite maîtrise. A tel point que je me suis imaginée qu’il avait une case en plus.
Il a fait de son petit bonhomme son langage graphique. Petit bonhomme bourré d’énergie et de joie de vivre, évoluant dans un espace associant des couleurs complémentaires pour agresser nos rétines. Les petits bonhommes sont les acteurs de comédies burlesques ou de scènes obscènes. Ses peintures sont inspirées par la TV, la société de consommation, la religion, le sexe, la mort.
Keith Haring a dessiné ses petits bonhommes d’une façon quasi maniaque sur tous les supports : Trottoirs murs meubles voitures toiles bâches béton cuir plastique tissus réverbères métro. Ses sculptures sont tout aussi complexes elles utilisent le même procédé chromatique et sont d’une telle complexité puisque les figures sont parfaitement imbriquées révélant un équibre parfait.

Carte postale envoyée d‘Espagne de Lyon ( Forcément ) par JC notre ami commentateur. Publiée par LEM.
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Photo issue du livre la mode au siècle des créateurs. Charlotte seeling.
Mon premier rouge à lèvres c’était un Mary Quant (Que j’avais piqué à ma mère) c’était un bel étui en métal brossé avec une petite fleur dessus. Le rouge était orange irisé et il sentait bon.

Justement la petite fleur, non pas celle de Yoplait mais celle de Mary Quant: la marguerite, elle était le symbole des années 60.
La petite fleur symbole du rejet de la différence des classes, du racisme et de la guerre.
Le Flower Power.
Mary Quant ouvre sa premiere boutique en 1955 puis quelques années plus tard elle doit son succès à la mini-jupe même si à ce jour on ne sait qui de Mary Quant ou de Courrèges en est l’inventeur.
Mais Mary Quant c’est aussi:
Les faux cils.
Les pulls moulants.
Les ceintures tailles basses.
Les collants de couleurs.
Le maquillage aux teintes vives et nacrées.
L’oeil maquillé oeil de biche.
la coupe au carré à la Vidal Sassoon.
Les chaussures en plastique.
Les impermèables en plastique.
L’intérieur de la Mini 1000 ( Sièges rayés en noir et blanc avec le tableau de bord rouge)
Et le rouge à lèvres orange irisé qui sentait bon.
Lorsque la reine l’invita pour la décorer de l’Ordre de l’Empire Britanique elle s’y rendit tout naturellement en mini-jupe. YES!

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Les grandes vacances: Jeux de plage.
Photos publiées avec l’aimable autorisation de Bernard Faucon.
Il y a quelques mois Francine Vormèse journaliste à ELLE me communiquait les coordonnées du site du photographe Bernard Faucon. Ce jour là j’ai eu l’impression de vivre puissance dix tant j’ai été fasciné par ses paysages ensanglantés ou arrosés de grenadine c’est comme on le sang sent.
Le travail de ce photographe se décompose en sept grandes séries:
Le temps d’avant.
Les grandes vacances.
Chambre d’amour.
Chambre d’or.
Idoles et sacrifices.
Les écritures.
La fin de l’image.
Le temps d’après.
Les grandes vacances: L’avion.
Pour “Les grandes vacances” Bernard Faucon a mis en scène des mannequins afin de reconstituer toute une ambiance délicieuse située entre l’enfance et l’adolescence et ceci dans un décor qui lui est cher: Au pied du Luberon.
Parfois il introduit dans ses mises en scènes des modèles vivants.
Ses photos sont le résultat de plusieurs jours de travail. L’artiste est non seulement metteur en scène mais aussi décorateur et costumier.
Résultat?
Des images carrées. Des images qui n’existent pas dans la vraie vie parce qu’une pièce envahie d’un buisson de fleurs blanches c’est comme dans un rêve. Ou un obstacle d’eau ensanglanté sur un parcours de golf, non là je divague c’est juste dans mon imagination.
Vous pouvez découvrir ses oeuvres sur son site qui est très bien réalisé.
http://www.bernardfaucon.net
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Tagué : art contemporain, Artiste, Photo
Photo lavieenrouge.Graffiti sur le port de Sète.
Vendredi 4 juillet
chlak! de rage Bernik jette sur le sol carrelé de sa cuisine son imprimante qui refuse de lui imprimer un plan.
L’imprimante toute honteuse file vers la poubelle.
Samedi 5 juillet
L’ordinateur de lavieenrouge celui qui est dans l’atelier se bloque.Blang! un coup de poing sur le bureau en verre. Une assiette de peinture rouge bien diluée sursaute et éclabousse le mur blanc.
Samedi soir
Lavieenrouge envoie un mail à Lilitop pour lui demander de faire pendant le week-end quelques clichés de champs d’artichauts.
Dimanche 6 juillet
Près d’un champ d’artichauts justement et sous la tempête Lilitop se la joue la journaliste de presse locale mais l’appareil photo se bloque. Bing! un coup de poing dans le viseur.
Bip bip bip! fait l’appareil photo. Plus rien ne fonctionne à part le design sonore le bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip…
Photo lavieenrouge. Peinture sur une vitrine de magasin à Saint-Malo.
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Tagué : Graffiti, Humour, lavieenrouge
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Collage lavieenrouge ©
J’ai réalisé le collage en 1992/93. La photo de Carla Bruni provient du magazine Glamour octobre 91.
Lorsque j’ai entendu le dernier album” Comme si de rien n’était” de Carla Bruni j’ai eu immédiatement le coup de foudre et pourtant la chanson française ce n’est pas ma came. On écoute cet album en boucle à la maison.
Avant de découvrir le clip j’avais découvert le graphisme de son site et celui ci me plait énormément! et ça tombe bien puisque le clip est réalisé avec le même coup de crayon.
Le coup de crayon c’est Florence Deygas connue pour avoir réalisé avec Olivier Kunzel le générique d’ouverture de ”Catch me if you can” réalisé par Spielberg.
Florence Deygas a fait les Gobelins section animation. Elle est sans doute la seule de sa promo à être free-lance, les autres ayant émigré dans les grands studios californiens.
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafY6cq.html
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Photo de Mario Testino bidouillée par lavieenrouge.
J’ai ressentis récemment chez Marigaz cette hâte fébrile de pouvoir feuilleter ENFIN le catalogue de la Redoute Hiver 2008/2009.
Frieda quant à elle avait déjà passé commande faisant de nous de pauvres filles démodées par anticipation.
Avec effroi j’ai constaté quelques heures plus tard que je possédais ce catalogue depuis une semaine!
Oui une semaine, pendant laquelle je ne l’avais même pas remarqué, sinon que ce gros pavé de papier commençait à me les briser parce qu’il prenait trop de place sur mon bureau.
Constatant que le catalogue de la Redoute était pour certaines, sans les nommer, plus important que la Bible ( Paix à leur âme! Dieu leur accordera la Miséricorde sans aucun doute) Je me suis demandée avec objectivité si j’étais normale ou pas.
Via un commentaire chez Frieda, je lui posais la question.
Celle-ci dans un élan de solidarité et d’introspection vis à vis d’elle-même se mit à douter aussi de son équilibre mental et comme je suis philosophe j’ai fini par me dire que c’était la société dans laquelle nous vivons qui était complètement déboussolée et qui n’avait de cesse que de nous pervertir.
Mais j’ai lu quelque part qu’être sociable signifie: Accepter de vivre comme la masse.
J’ai feuilleté ce catalogue mais curieusement rien ne m’a intéressé.
Un mauvais point quant à mon intégration dans la société de consommation.
Et puis j’ai réalisé avec stupeur que le maillot de bain que je vais porter cet été provenait de la saison 2007 et que le catalogue de la Redoute Eté 2008 je l’avais jeté sans l’avoir lu!
Je ne suis pas normale.
Définitivement.
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Photo T fincher bidouillée par lavieenrouge
Cécile Beaton disait de Balenciaga qu’il avait fondé l’avenir de la mode.
C’est dans la réclusion quasi monacale de son atelier ( J’ai donc au moins un point commun avec Balenciaga pour ce qui est de l’ambiance quasi monacale, encore faut il que l’on écoute du jazz dans les monastères) qu’il a créa à la main des pièces uniques, fruit d’un travail phénoménal!
Il privilégiait le noir et le brun ses étoffes étaient couteuses et toutes les élégantes qui figuraient dans la liste des femmes les mieux habillées étaient des clientes de Balenciaga.
Ses robes du soir étaient magnifiques, l’influence du flamenco a été son fil rouge. Petite précision! Balenciaga était l’inventeur des chemisiers sans col,des robes ballons et des robes sacs.
Et puis déçu il ferma son atelier et fit de ses clientes des âmes désemparées.
Je rêve déjà de mon manteau pour l’hiver prochain et j’aimerai tant trouver un manteau qui aurait la même coupe que celui-ci.
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Tagué : bidouillage, créateurs, Mode