Je viens d’apprendre que Simone Veil 81ans, actuellement présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah à été élue à l’ Académie Française pour remplacer Pierre Messmer, que j’ai connu en chair et en os lorsque j’étais enfant ( Avant de travailler dans un magasin de design, ma mère travaillait pour lui )
C’était en 1975, je sortais à peine de l’enfance lorsque j’ai entendu à la radio que le Parlement français avait adopté la loi de la dépénalisation de l’avortement, plus connu sous le nom de la Loi Veil. On n’en a pas parlé à la maison, ni avec mes copines ( parce que de ces choses là, on n’en parlait pas) Mais j’avais tellement entendu de témoignages de femmes désespérées à la radio pour savoir que cette loi c’était un peu plus de liberté pour nous les femmes, parce que l’erreur ne devait pas être pardonnable que pour eux, les hommes. Une femme qui tombait enceinte ( On dit bien tomber, comme tomber dans le caniveau ! tomber en disgrâce) C’était de Sa faute. C’était des histoires de femmes ! Qu’elles se démerdent! les femmes.
J’ai une grande admiration pour cette femme qui s’est battue pour faire adopter cette loi et aussi parce qu’elle est un formidable exemple de résilience. Simone Veil a été déportée avec sa famille en mars 1944 au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Libérées le 27 janvier 1945, ses sœurs et elle sont les seules survivantes de leur famille,sa mère n’a pas survécu.
Un numéro de Paris Match en 2006 lors du 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, lui a été consacré. Les photos prises à Auschwitz-Birkeneau alors qu’elle est accompagnée de sa famille sont très émouvantes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Veil
A lire: Une vie. Simone Veil. Stock, 2007.


























