Hôtel Lutétia: ma nuit dans la Suite des frères Campana.

Hôtel Lutétia Suite Fernando & Humberto Campana. Photo Lavieenrouge.

Je voulais y dormir.

Au moins une fois dans ma vie.

Même avant que je commence ma rubrique Mes Nuits Design.

Pour moi  l’hôtel Lutétia c’était surtout une référence historique et après avoir lu et relu le roman Lutétia de Pierre Assouline,  dormir une nuit dans le plus grand hôtel de la rive gauche de Paris c’était une idée fixe.

Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que j’allais dormir dans l’hôtel le plus arty de Paris.

Quelques noms: Arman, David Linch, César, Chen Man, Max Le Verrier, Lalique, Sonia Rykiel, Ingo Maurer, Hiquily, Pierre Bergé, Fernando & Humberto Campana, Baccarat, Ralph Gibson,Vik Muniz…

Coussin Soft Reptile. Fernando & Humberto Campana. Photo Lavieenrouge.

Hôtel Lutétia Suite Fernando & Humberto Campana. Photo Lavieenrouge.

La première chambre.

J’ai dormi dans la Suite" Fernando & Humberto" la Suite signée Fernando et Humberto Campana. Les deux designers  brésiliens sont célèbres pour leurs réalisations insolites à partir de matériaux inhabituels dans le domaine du design. Ils sont les rois du détournement et du recyclage d’objets pour en faire du mobilier extraordinaire.

Lorsque j’ai découvert l’atmosphère de la magnifique Suite "Fernando & Humberto", j’ai été surprise de constater l’accord parfait entre l’univers des frères Campana et le mobilier Art Déco de l’hôtel.  Le très beau mobilier a été conservé et mis en valeur dans une atmosphère verte, verte un peu comme la pâte d’amande. J’ai d’abord été fascinée par l’incroyable moquette Sushi2. La moquette recouvre toute la surface de la suite et partiellement les murs notamment au niveau de la tête de lit. Sushi2 éditée par Nodus a été réalisée à la main en Inde. Livrée en grand format il a fallu l’adapter aux dimensions de la Suite des frères Campana.

Conception exceptionnelle pour une mise en scène exceptionnelle.

Hôtel Lutétia.  Moquette Sushi2. Campana. Photo Lavieenrouge.

Chaussures Mélissa. Marque avec laquelle les frères Campana ont collaboré.

Gros coup de coeur pour les coussins de la collection Soft Reptile de la Maison Trousseau que j’ai adoré toucher et malaxer. Le soir lorsque j’ai découvert que la femme de chambre les avait rangés dans le dressing, je suis allée les rechercher pour les poser à nouveau sur "mon"lit. J’adore ces coussins.

Je n’ai pas découvert la Suite Campana toute seule.

Nous étions en plein mois d’août, un dimanche après-midi et Laura, Directrice des Ventes Internationales a été d’une très grande disponibilité pour me faire visiter l’hôtel et répondre à toutes  mes questions. Laura m’a raconté l’histoire de la Suite Fernando & Humberto.  Et pas seulement, puisque j’ai eu le privilège de découvrir plusieurs suites de l’hôtel comme l’EXCEPTIONNELLE  Suite Arman, la Suite Vik Muniz qui m’a beaucoup intéressée et la Suite Parisienne. Ainsi que les plus beaux balcons de la façade de l’hôtel Lutétia.

Pour les frères Campana l’hôtel Lutétia était LA référence hôtelière du style et de l’art de vivre à la française. Dormir au Lutétia c’était un  rêve.  Il y a 3 ans à peine, ils ont décidé de s’offrir le luxe d’y séjourner. Gros coup de cœur avec l’hôtel et ses équipes  et lorsque Jean-Luc Cousty, Directeur Général du Lutetia leur donne carte blanche pour composer leur Suite, ils ne se font pas prier.

Hôtel Lutétia. Suite Fernando & Humberto Campana. Photo Fabrice Rambert.

La seconde chambre.

Fauteuil Leather Works. Campana. Photo Lavieenrouge.

On ne découvre pas la suite d’un grand hôtel en un clin d’oeil, surtout lorsqu’elle a été pensée par un ou des designers. Qui dit design des frères Campana dit fauteuils pas comme les autres.  C’est Edra qui édite les fauteuils « Leather Works » composés de 400 pièces de cuirs aux grains différents, imprimées en texture alligator et reptile, coupées et assemblées tels un patchwork en nuances de bruns. J’ai aussi beaucoup aimé la présence des lampes Aminata en forme de champignon éditées par Alessi.

Hôtel Lutétia Suite Fernando & Humberto Campana. Photos Lavieenrouge.

Hôtel Lutétia Suite Fernando & Humberto Campana. Photo Fabrice Rambert.

Hôtel Lutétia Suite Fernando & Humberto Campana. Photo Fabrice Rambert.

La Suite "Fernando & Humberto" correspond à la 409. Elle donne sur le boulevard Raspail. En face Le Bon Marché et le square Boucicaut, square baptisé du nom du fondateur du Bon Marché et du Lutétia. L’hôtel a été construit en 1910   pour que les riches clients de province puissent être logés dans un hôtel proche du Bon Marché soit le paradis de la consommation.  L’hôtel a été conçu dans le même esprit que le paquebot Lutétia, par deux architectes: Henri Tauzin et Louis-Charles Boileau. L’hôtel Lutétia est de style Art nouveau. Façades, toitures, hall d’accueil, le hall de réception, la galerie, le salon Borghèse, le salon Saint-Germain, les trois escaliers avec leur cage, le vestibule d’entrée de l’extension de 1912, la rotonde palière du salon Président, le salon Président avec ses lustres Lalique, sont inscrits aux monuments historiques.

Hôtel Lutétia

J’ai évité de prendre l’ascenseur, pour découvrir les escaliers, les vitraux, les rampes, les mezzanines. A l’affût du moindre détail, du détail témoin d’un passé prestigieux, témoin de l’histoire, témoin des grands hommes qui ont séjourné ou vécu au Lutétia. Dans le roman de Pierre Assouline on peut  lire que de nombreux clients étaient si attachés à ce grand hôtel de la rive gauche qu’ils en devenaient résidents presque permanents.

Je sais pourquoi maintenant.

Lorsque j’ai quitté momentanément la Suite des frères Campana pour  rédiger quelques lignes dans le salon de l’hôtel, je ne me sentais pas isolée, bien au contraire. Chacun vit sa vie: la vieille dame emmitouflée dans un manteau et une écharpe en plein mois d’août, assise près d’une table, face à la porte tambour de l’hôtel, le monsieur qui derrière moi dictait des notes à son secrétaire, la dame plongée dans son roman… Dans l’un des salons se déroulait un shooting photo pour un magazine de mode.

Mais moi je veux bien y passer tous mes dimanches au Lutétia

Hôtel Lutétia

Le soir la Tour Eiffel a revêtu son habit de lumière. On peut la voir à partir des chambres commençant par un quatre et ça je le savais déjà puisque c’est mentionné dans Lutétia de Pierre Assouline. Roman que je suis entrain de lire pour la quatrième fois. Je vais devenir la meilleure attachée de presse du romancier si je le relis une cinquième fois.

J’avais un oeil sur la grande dame de fer et l’autre sur un reportage sur les campings de luxe. Ou un oeil sur la grande dame de fer et l’autre sur le détail d’un meuble Art Déco ou sur la moquette Sushi2. Avant d’aller me coucher j’ai enfin réalisé que dans la grande salle de bain, la douche faisait aussi Hammam.

Karus Production Réal. : M. Geisler – Image : V. Pichot

Au fait comment dort on dans la Suite " Fernando & Humberto"?

Très très bien! je me suis endormie avec l’impression de faire partie de l’illustre histoire de ce grand hôtel parisien de la rive gauche. Surtout que j’ai fait partie des premiers visiteurs de la Suite Campana. On peut aussi acheter à la réception le parfum d’oreiller Lutétia et la bougie parfumée Lutétia. Ces deux produits sentent divinement bon, comme dans les couloirs de l’hôtel.

Le lendemain matin j’ai écarté les rideaux verts pâte d’amande, le flux de la vie avait repris sur le boulevard Raspail. La dame de fer scintillait sous le soleil d’août et je suis vivement descendue à la conciergerie ou rien n’est impossible, afin que l’on prenne en charge l’affranchissement de mon courrier, notamment toutes mes factures d’énergie. Une belle épine du pied arrachée puisque j’ai horreur de perdre mon temps à La Poste. Ensuite je suis allée prendre mon petit déjeuner dans l’un des salons de l’hôtel, petit déjeuner ou il ne manque rien. J’ai même pu manger des chamallow! J’ai l’habitude de fréquenter de beaux hôtels mais je crois que c’est le petit déjeuner du Lutétia qui surpasse tous les autres.

Hôtel Lutétia. Photo Lavieenrouge.

En début d’après midi et en attendant mon amie Emilie, j’ai pris place dans le salon de l’hôtel à la même place que la veille. Un monsieur est venu s’affaler sur le fauteuil qui me faisait face pour y dormir un peu. Lorsque Emilie est arrivée et que nous avons entamé une conversation nous ne l’avons à priori pas empêché de dormir. Au Lutétia c’est un peu comme chez soi.

Six jours plus tard je suis revenue au Lutétia.

Il faisait une chaleur accablante ce jour là à Paris. J’avais une nouvelle idée fixe, celle de découvrir Le Rykiel, un dessert au chocolat imaginé par la créatrice. La vieille dame emmitouflée dans un manteau et une écharpe en plein mois d’août était toujours assise près de la même table, face à la porte tambour de l’hôtel. Je me suis assise à la même place et j’ai commandé Le Rykiel et ce qui fait grincer des dents des serveurs des bars branchés à savoir une grande carafe d’eau avec plein de glaçons dedans. Mais au Lutétia rien n’est impossible!

Ce que j’ai aimé à l’hôtel Lutétia c’est la grande disponibilité de toute l’équipe de l’hôtel. Un grand merci à Valérie, Laura et Fanny qui m’ont communiqué avec une très grande gentillesse toutes les informations nécessaires pour apprécier encore plus cette nuit design exceptionnelle.

Depuis quelques jours j’ai une autre idée fixe: Prendre un verre, le jour de mon anniversaire au bar du Lutétia pour y écouter un peu de jazz.

C’est dans un peu plus de deux mois.

L’idée fixe est réconfortante.

A lire sur Lavieenrouge Les frères Campana aux Arts Décoratifs.

Hôtel Lutétia 45 boulevard Raspail 75006 Paris. +33(01) 149544646

Suite Fernando & Humberto Campana.

facebook.com/hotellutetia

lutetia-lediscret.fr

Mes Nuits Design.

 via

Hôtel Lutétia Photo Fabrice Rambert.

Sans papier.

Louise Dahl-Wolfe. Vogue 1963

Depuis quelques jours je lis mes magazines on line.

Qu’est ce que ça change?

Pas mal de choses, j’ai envie de dire.

Déjà c’est moins cher, puisque nous avons une formule illimitée.

Plus de vieilles revues qui trainent dans tout l’appartement.

Parfois je me demande si je ne vis pas un rêve de petite fille à savoir avoir tout, tout de suite et autant que je veux. Ado je rêvais de me faire enfermer dans un grand magasin pour avoir à ma disposition tous les vernis à ongles.

Au début j’ai cliqué sur Grazia, Elle Déco, Maison Française, Numéro et Paris Match. Ironie du sort le seul magazine papier que je lisais c’était Madame Figaro, mais sur le site il n’est pas proposé.

Comme nous sommes trois sur la formule illimitée, je peux lire aussi  ce que les autres ont téléchargé: L’Express, Photo, et j’en passe et des meilleurs.

Vogue Paris Juin Juillet 1952.

MAIS.

Oui y a un mais, parce que je ne trouve pas toujours le temps de lire les magazines que j’ai téléchargé. Avec le magazine papier, je le feuillette toujours de la dernière page vers la première ( je ne m’explique pas pourquoi) et je ne lis que ce qui m’intéresse. Je le pose et j’y reviens plusieurs fois ce qui fait que je fini par lire le magazine pratiquement entièrement. Avec le magazine on line, je clique, je clique, je clique et je passe au magazine suivant. Hier je me suis rendue compte que je n’avais lu aucun article dans le magazine Elle.

Comme sur mon ordinateur il y a d’autres espaces de tentation je ne pense pas à revenir vers mes téléchargements.

Conclusion: la presse on line c’est quand même une bonne formule. Une formule économique si on télécharge pour toute la famille. Si un article se révèle passionnant alors c’est sûr que je le lirais et peut-être même plusieurs fois. Petite précision comme je n’ai pas d’Ipad ça me porte préjudice. Lire sur une tablette c’est bien plus confortable que sur un ordinateur. Seulement rien ne remplacera le plaisir de lire un magazine, l’été, sur une plage à l’heure du déjeuner. J’aime aussi conserver les magazines qui ont de belles photos comme Citizen K et Numéro. Le mois dernier j’ai relooké une commode avec des pages de magazine en noir et blanc.

Photo ELLE.

Hôtel Lutétia: une page d’histoire.

Françoise Sagan.

Dans les  hôtels de luxe, il se passe autre chose que des nuits d’amour, des insomnies, des voluptés dans des draps blancs. C’est le cas à l’hôtel Lutétia, hôtel mythique du vingtième siècle. Certains n’y viennent pas pour y passer qu’une seule nuit mais pour y vivre quelques mois. Pour y mourir aussi.

Il paraît que c’est plus rassurant que chez soi.

La pâtisserie de l’hôtel Lutétia. 1915. via

Certains ont construit une partie de leur oeuvre au Lutétia comme Albert Cohen qui a rédigé Belle du Seigneur dans ce grand hôtel. Il ne fût pas le seul écrivain à séjourner dans le plus grand palace de la rive gauche de Paris. André Gide, James Joyce, Samuel Beckett, Saint-Exupéry, Malraux, eux aussi ont été résidents au Lutétia.

Samuel Beckett.

Passionnée par l’histoire du peuple juif et par les très beaux hôtels,  j’ai terminé ma relecture de Lutétia de Pierre Assouline. Un roman que j’avais dévoré en novembre. Fallait que je me replonge dans l’univers de cet hôtel avant d’y séjourner cet été, en août. Lire l’article sur Ma Nuit Design dans la Suite des frères Campana.

Le Lutétia c’est plus qu’un grand hôtel. C’est une page d’histoire.

Lutétia. Pierre Assouline.

En 1940 l’hôtel est occupé par l’Abwehr, le service de renseignement et de contre-espionnage de l’état-major allemand, qui y installe son quartier général. À la Libération, le Lutetia accueille les déportés à leur retour des camps de concentration nazis. Je vous conseille vivement de lire Lutétia de Pierre Assouline, c’est plus qu’un roman. Les personnages au destin extraordinaire ont réellement existé.

James Joyce. Photo Gisele Freund.

Aujourd’hui l’hôtel Lutétia  se veut proche des  arts, de la culture et de la musique (rencontres Littéraires, expositions inédites d’artistes contemporains, concerts de musique classique en partenariat avec Radio France, ateliers de lecture, rencontres-débats avec la presse étrangère et l’un des partenaires du prix Françoise Sagan.

Le prix Françoise Sagan, dont c’est la troisième édition récompense le « plus beau roman du printemps »

Cette année le prix  Françoise Sagan a été attribué à Célia Houdart pour son roman Carrare.

A lire: Carrare. Célia Houdart. P.O.L Prix Françoise Sagan.

Lutétia. Pierre Assouline. Gallimard. A lire absolument.

La Cliente. Pierre Assouline. Folio. Toute ma famille a dévoré ce roman. Un gros coup de coeur.

Ulysse. James Joyce. Oeuvre difficile, je n’ai pas eu le courage de le terminer.

Belle du Seigneur. Albert Cohen. Pourquoi ne pas le lire à l’hôtel Lutétia cet été?

Hôtel Lutétia 45 boulevard Raspail. Paris 75006.

Célia Houdart.

Street art:Paris de la rue à la galerie, le livre.

Collage YZ. Photo du livre Paris De la rue à la galerie.

J’imagine ma joie si un jour je découvre un collage d’YZ!

Faut vous dire qu’avant de lire l’ouvrage Paris de la rue à la galerie de Nicolas Chenus et Samantha Longhi, je ne connaissais pas cette artiste. Pourtant je sillonne souvent les rues de Paris à la recherche de graffitis et je sais maintenant mettre un nom sur de nombreux collages, tags,  graffitis que je découvre au coin des rues.

Lors des jours de pluie en avril j’ai consacré de longues heures à la lecture de Paris de la rue à la galerie. J’ai eu le plaisir de découvrir de très belles iconographies d’oeuvres prises in situ ou en galerie.  A ce jour je pense que c’est le meilleur ouvrage que j’ai lu sur le sujet d’autant que la mise en page est excellente.

Collage YZ. Photo du livre Paris De la rue à la galerie.

36 Recyclab. Photo Lavieenrouge.

Dès les premières pages j’ai pu enfin mettre le nom sur un collage que j’avais découvert lors de mon séjour à l’hôtel Hi Matic. Le collage je l’ai photographié dans une impasse mais je n’avais pas le nom de l’artiste. Il s’agit de 36 Recyclab soit Alexis Cladière designer industriel et artiste de la rue.

Ce livre regroupe le travail de 30 artistes français: 36 Recyclab, Alexone, Horfée, Philippe Baudeloque, Bom.K, Antoine Gamard, Horfée, Invader, C215, Jana & Js, Jef Aérosol, Jonone, JR, Katre, L’Atlas, Lek, Ludo, Jérôme Mesnager, Nasty, Ox, Popay, Pro, Psyckose, RCF1, Rero, SKKI, Speedy Graphito, Tanc, TRBDSGN, WK Interact, YZ.

Pour vous dire, je ne connaissais pas la moitié de ces artistes. L’ouvrage indispensable à tous ceux qui s’intéressent au street-art  présente leur travail (graffitis, collages, pochoirs…) dans les rues de Paris mais aussi dans les galeries, soit sur le marché de l’art.

Rero. Photo du livre Paris De la rue à la galerie.

L’introduction met en lumière les premiers pas du graffiti à Paris dans les années 60 et son évolution jusqu’à nos jours.

Ce n’est que très récemment que les artistes de la rue apparaissent sur le marché de l’art. Ainsi les artistes s’affranchissent de la notion d’illégalité en exposant leur travail. Le succès des expositions comme T.A.G au Grand Palais et né dans la rue de la Fondation Cartier sont un bon exemple. Sans compter les interventions en collaboration avec les mairies de Paris.

Des galeries parisiennes comme la galerie Emmanuel Perrotin, la galerie Du Jour -Agnès B, Since-Upian, Seven Gallery,Magda Danysz, Ligne 13…exposent régulièrement les artistes de la rue.

Ce livre est mon ouvrage de chevet. D’autant qu’il pleur à nouveau. Un livre dans lequel je découvre toujours quelque chose.

Paris De la rue à la galerie. Nicolas Chenus, Samantha Longhi. Pyramyd- Editions. Un beau livre à offrir pour les passionnés de street-art à Paris. 272 pages. 37 Euros.

Ludo. Photo du livre Paris De la rue à la galerie.

Speedy Graphito. Photo du livre Paris De la rue à la galerie.

Les marques pages qui donnent envie de lire.

 

Pour marquer ma page? Je fais une coche. Oui je sais ce n’est pas si bien que ça. La dame à la médiathèque me dit que c’est mal.

Mais comme je n’ai pas de marques pages en forme de chaussures, je ne risque pas de changer mes habitudes.
L’architecte Olena qui travaille le bois à ses heures perdues façonne des bottes, des escarpins ou des bottes pour chanter Singing in The Rain pour en faire des marques pages.
Elle, elle ne coche pas les pages de ses livres.

Olena.

Les préraphaélites étaient rock and roll.

Beata Beatrix. Dante Gabriel Rossetti. Elizabeth Siddal

Autumn c’est le roman que j’ai lu alors que la nature était encore flamboyante. Soit en début de ce mois de novembre.

Un roman de Philippe Delerme. Un roman que j’ai dévoré.

Un roman à lire le dimanche après midi, juste avant l’heure du thé accompagné d’un cake au carambar.

Je ne connaissais pas l’histoire des peintres préraphaélites. Je ne connaissais que le nom du peintre Dante Gabriel Rossetti et l’une de ses oeuvres: Beata Beatrix.

Ophélie.John Everett  Millais.Elizabeth Siddal.

Juste avant de me plonger dans Autumn, j’avais lu, du même auteur, Portique. Si je n’avais pas lu le nom de l’auteur sur la couverture du roman Autumn, je n’aurais pas pu imaginer que ce roman était du même auteur que celui de Portique.

John Everett Millais. Mariana.

Autumn est une petite merveille.
Pas seulement parce qu’il m’a plongé dans l’univers des peintres préraphaélites mais parce que ce roman est d’une belle écriture.

La vie de ces artistes m’a passionné. Rivalités, complexités, amours contrariés, drogue, alcool, ont conduit Dante Gabriel Rossetti vers un destin très sombre.

Le destin d’Elizabeth Siddal n’est pas moins clair, il ressemble à celui d’une muse d’un rockeur des années 70.

Proserpine Dante Gabriel Rossetti. Jane Burden

Grâce à ce roman j’ai pu aussi me plonger dans l’univers de John Everett Millais, ce nom m’était inconnu, de celui du trouble Ruskin, d’Edward Burne-Jones, du mystérieux Lewis Caroll…

Fanny Cornforth. Photo Dante Gabriel Rossetti et William Downey .

J’ai envie de relire Autumn avant la fin de l’hiver, de me replonger dans l’atmosphère de cette Angleterre morbide de la fin du dix neuvième siècle, de faire revivre ces illustres modèles: Elizabeth Siddal, Fanny Cornforth, Jane Burden.

Sans doute parce que j’ai plus de sympathie pour ces modèles que pour ces artistes.

Si vous ne connaissez pas le blog de Miss Pandora, alors je vous invite à cliquer sur ce lien pour découvrir de magnifiques photos inspirées des toiles de Dante Gabriel Rossetti.

Extraits du roman Autumn.

Sticker City le livre à offrir à ceux qui s’intéressent à l’art urbain.

Photo issue du livre Sticker City.

Si rien qu’à l’idée de traînasser dans les magasins  surtout juste avant les fêtes ça vous fatigue, que dis-je ça vous harasse et si vous aimez l’art urbain alors je suis sûre que l’ouvrage Stickers City va vous intéresser.

Ce livre a été mon livre de chevet ces dernières semaines.

Lorsque j’ai commencé à photographier les graffitis dans les rues de Paris et de Barcelone j’ai fait de belles découvertes. J’ai consacré sur lavieenrouge beaucoup d’articles à mes chasses aux graffitis. J’ai aussi découvert des créations sur papier collées sur les murs, des créations tout aussi dignes d’intérêt que les graffitis et souvent même plus.

Photo issue du livre Sticker City.

Après avoir lu Planète Graffiti lui aussi édité chez Pyramyd Editions et avoir été visiter l’expo Nés dans la rue-Graffiti à la Fondation Cartier j’ai voulu en savoir plus sur l’histoire et sur les artistes qui utilisent la technique du sticker pour exprimer leur créativité et quelque fois pour faire passer un message.

L’ouvrage propose de très belles photos de stickers signés  Spoon, London Police, Karl Toon, Dan Witz… Ce qui m’a surtout intéressée ce sont les infos sur les différentes techniques utilisées par les artistes qui s’exprime via le sticker.

Sticker City.  Pyramyd Editions.

Depuis que je m’intéresse aux graffitis et aux stickers j’avoue que je me suis presque totalement détournée de ce qui ce passe dans les galeries d’art contemporain sauf si celles-ci abordent les thèmes du Pop Art ou de l’art urbain.

Ce n’est pas un hasard, c’est seulement que l’art urbain  créé un rapport bien plus sympatique entre l’artiste et l’amateur d’art.

Sticker City. Claude Walde. 191 pages. 30 Euros. Pyramyd Editions .

Ci-dessous quelques photos de stickers que j’ai découvert à Paris.

Photos Lavieenrouge.

Planète Graffiti: Street art sur les cinq continents.

 

 

Nina. Photo Planète Graffiti.

Le livre que je suis entrain de lire en ce moment c’est Planète Graffiti

Entre deux tasses de chocolat Van Houten ( C’est le meilleur) je suis entrain de le découvrir et je vous recommande cet ouvrage si vous êtes fan de Street art ou si vous voulez faire un cadeau à l’un de vos proches qui a la fibre intellectuelle orientée art urbain. 

 Planète Graffiti a été réédité et mis à  jour. On y découvre plus de 180 artistes et j’avoue que je n’en connaissais que 10 %. 

Faute avouée est à moitiè pardonnée.

 HNT/HONET. Photo Planète Graffiti.

Ce livre se divise en 5 parties parce que l’auteur Nicolas Ganz a pris le parti de présenter les artistes les plus représentatifs des cinq continents.

C’est une explosion de couleurs: Graffitis au stencil, graffiti,  tag, wildstyle,  bubble style, stickers… C’est une véritable mine de renseignements. J’ai pu mettre un nom sur l’auteur du graffiti ci-dessous que j’ai pris il y a deux ans à Paris

Flying Fortress. Photo Miss Red pour Lavieenrouge.

Je ne l’ai pas lu entièrement puisqu’il est mien que depuis quelques jours mais cet ouvrage va me permettre d’aller plus loin.

 392 Pages
 29,88€
Pyramyd Editions.
 
Pisa 73. Photo Planète Graffiti.

Les gâteaux arty de Bergamote.

 

Photo  http://bergablogue.blogspot.com/

C’est moi qui l’ai fait!

Non je plaisante.

En ce moment je ne sais même plus faire fondre une glace. Mon gâteau d’anniversaire est tombé sur mes genoux lorsque je l’ai déballé.

Déballé ne veut pas dire cuisiné. Je sais.

Du coup j’ai dû rattraper mon gâteau devenu moche en le décorant d’étoiles en plastique. Etoiles que Zébullon, le chien, a mangé lorsqu’on lui a donné une assiette à lécher.

On a bien failli partir aux urgences.

Photo  http://bergablogue.blogspot.com/

Fût un temps j’allais sur le site de Bergamote, le site Sucrissime. Pour un anniversaire j’ai réussi à faire le même gâteau en forme de coeur. C’est un gâteau au chocolat recouvert de pâte d’amande.

J’ai aussi réalisé la recette du riz au lait à la réglise ( Il faut des bonbons Kréma, les Batna)

Hier soir je suis allée du coté de chez Bergamote, pour me donner, comment dire, un nouvel élan culinaire.

J’ai poussé des oh! et des ah! 

Tout à l’air si facile!

Photo  http://bergablogue.blogspot.com/

Bergamote décompose sa recette avec des photos et des petites astuces qui doivent permettre même à la plus nulle de réaliser une patisserie digne de ce nom. La preuve mon gâteau en forme de coeur ( D’après Bergamote)

Photo  http://bergablogue.blogspot.com/

Depuis Bergamote a publié un livre de recette. Pas bête parce que lorsque l’on se sent un peu gourde avec  un mixeur et une pelle à Tarte, si on doit aussi jouer du clavier c’est bien au delà des compétences de certaines.

Si

Si

Si je pouvais au moins réaliser( et réussir) au moins un gâteau par mois!

Sainte Marie mère de grâce…Amen.

L’année dernière je m’étais lancée le défi: Un gâteau par mois. Mais je n’ai pas donné suite.

Lire mon article Moule à gâteau et tout le bordel.

En cliquant sur les images vous allez être dirigé vers la recette

Le livre de Bergamote

Dictionnaire du look. Indispensable pour décoder les looks.

 

Photo: Dictionnaire du look. La kawai. (A ne pas confondre avec la emo.)

Lorsque Bernik a feuilleté Dictionnaire du look il m’a lancé de son lit dans lequel il pensait couvrir une grippe A  " Tu sais ce que c’est qu’une GAM? C’est une gouine à mèche qu’il ne faut pas confondre avec une pute à frange. Tu sais ceux qui sont en bas de chez nous tous les samedis et que tu appelles les Tokio Hôtel et bien ce sont des EMO, des néogothiquo-punk ou dark Pikachu si tu préfères. Et tu sais ce que c’est qu’un SHALALA? "

En clair avant d’avoir lu Dictionnaire des looks  je confondais les espèces. Pire je ne savais même pas faire la différence entre un GEEK et un NERD.

Je ne savais même pas que le Nerd existait.

Le dictionnaire du look c’est une plongée ethnographique sur les djeuns et ça nous aide à ne pas confondre une YAH YAH avec une HIPPIE CHIC.

Fuck l’ignorance!

Dictionnaire du look c’est le "petit frère " de l’excellent livre paru en 1984 "Le mouvement des modes expliqués aux parents

Si vous adorez  " Dictionnaire du look" vous allez vouloir lire ou relire tout dépend des chiffres de votre date de naissance  "Le mouvement des modes" et si vous aviez lu "Le mouvement des modes" vous allez vous ruer sur le "Dictionnaire des looks"

Forcément dans Dictionnaire des looks on ne retrouve plus le minet des campagnes, ni le baba hard, ni le new wave néo BCBG, encore moins le branché. 

Ce ne sont pas des populations en voie de disparition.

Ils ont disparu de la planète tout simplement.

Pour faire place au NERD, au TEUFFEUR, à la BABY POUFFE, à la BUTCH, au  OVERSIZED à la KAWAI.

Photo Dictionnaire du look. Le fluokid.

Mais alors je vous sens déjà soucieuses et soucieux? Vous vous demandez à quelle cartégorie vous appartenez?

A la fin du Dictionnaire vous pouvez faire un petit test. J’ai donc appris que je n’étais pas une bobo. Le bobo a des préoccupations écologiques, il vote à gauche, il aime télérama et la fille bobo s’habille parfois en fille en enfilant une tunique d’Isabel Marant.

Non.

Je suis BCBG tendance NAPPY.

Faut dire que de jouer au golf, passer ses vacances à La Baule, ne porter que de la laine ( jamais d’acrylique parce que chez nous ça ne se fait pas) avoir plein les tiroirs des pulls et des polos Ralph Lauren, préférer un rôti de sept jeures à des pâtes au ketchup, vovoyer les membres de sa familles pour dire certaine chose, ça vous éloigne durablement du METALLEUX ou de la mère de la BABY POUFFE. 

Il y a aussi un petit lexique, parce que pas sûr que vous sachiez ce que veux dire " Je suis chien"  ou " Couler sa douille"

Si un type vous dit " Quelqu’un est en train de rewinder et de fowarder ma vie je vais mourrir gars" Sachez que vous avez de forte chance d’être nez à nez avec un TEUFFEUR. Parka, treillis ,veste militaire, capuche de couleur vive et pantalon bouffant. il porte.

A ne pas confondre avec le PUNK A CHIEN qui fait la manche aux abords des hypermarchés.

Dictionnaire du look de Géraldine de Margerie/ Photos Olivier Marty. Editions Robert Laffont. 22 Euros. A lire, à offrir, à emprunter à ceux à qui vous l’avez offert.

Je ne prête pas le mien. J’essaie de l’apprendre par coeur.

 

 Photo Dictionnaire du look. La fashionista (Ne pas la confondre avec la modasse)

 

Claude de Nathalie Rheims.

 

 Fontana.

Je me suis engouffrée bien avant les autres dans la salle d’embarquement de l’aéroport de Lorient. Mes angoisses me poussent souvent à des exigeances comme celle d’avoir une place au fond de l’avion. Dans la salle d’embarquement je n’étais pas la première. Je les ai vu tous les deux.

Elle blottie contre lui.

Elle me souriant comme pour me souhaiter la bienvenue.

Une femme malheureuse aux cotés d’un homme ne sourit pas à une autre femme.

Ils venaient de passer quatre semaines à Quiberon sur le tournage de " Une femme de ménage"

Le début de ce tournage en Bretagne restera un de mes plus beaux souvenirs. Nous étions à Quiberon. Il faisait beau, nous étions amoureux comme les personnages que tu mettais en scène. Je te regardais diriger le plateau avec sans doute pour la dernière fois, cette énergie qui peu à peu, allait se dissoudre dans la tristesse de la perte de Julien, mort un an plus tôt.

Ils ont été les derniers à monter à bord. Ils se sont avancés vers l’avion d’un pas très tranquille. 

Au travers du hublot je les ai observé.

"Ils s’aiment" C’est ce que je me suis dis.

Robert Ryman.

J’ai eu de la peine pour Nathalie le jour ou Claude Berri est mort. 

J’ai aussi pensé à mon père parce que" Le vieil Homme et l’enfant" était son film préféré.

Nathalie Rheims a rendu un dernier hommage à l’homme qu’elle aimait au travers d’ un récit.

Claude. Aux Editions Léo Sheer.

Je l’ai lu d’une traite.

Après avoir refermé le livre je suis restée longtemps dans la vague.

Je me suis imaginée les chemises de nuit de Claude Berri.

Ses longues journées de dépression.

Ses engouements concernant les peintres qu’il venait de découvrir.

 J’ai imaginé la solitude sourde et glacée de Nathalie les jours suivants le décès de claude.

J’ai pensé aux hommes que j’avais aimé et que je n’aime plus. Certains sont peut-être morts.

Claude Berri n’était pas seulement scénariste, metteur en scène et producteur de cinéma. C’était aussi un grand collectionneur d’art contemporain.

De Ryman, Morandi, Fontana, Munoz, Ubac, Brassai…

Que l’on ne s’imagine pas que Claude soit un récit ou l’on peut y lire la grande fraternité entre les gens du septième art.

Pas du tout.

Claude c’est un hommage de Nathalie Rheims à l’homme qu’elle a aimé. Leurs plus belles balades selon Nathalie Rheims c’était de déambuler à la foire d’art contemporain de Bâle, ou à la Biennale de Venise.

 Les moments passionnants c’étaient les diners avec Léo Castelli et les conversations avec Claudia la collaboratrice de Claude Berri dans le petit café en face de la galerie d’art de Claude Berri.

" Nous nous sommes aimés tout de suite comme une évidence, comme si on se connaissait de puis toujours. En dehors du sujet de l’art, tu parlais très peu. Pour toi ce qui n’appartenait pas à la peinture, à la sculpture ou à la photographie n’avait pas besoin des mots. T u voulais t’extraire de la réalité, voyager uniquement à l’intérieur de la vision des artistes"

 

Morandi.

"Claude " C’est une belle histoire d’amour.