Les infos, fuck ou yeah?

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Jacques ChiracJacques Chirac nouvelle icône de mode?

tee shirt Jacques Chirac.j 1pgFYJC

La semaine dernière je me suis déconnectée des infos.

Avant mon expérience Fuck L’Info, je me suis rendue compte qu’un jour j’avais entendu sur les médias, au moins 15 fois le mot crise. Je me suis demandée comment un individu de 20 ans pouvait avoir confiance en l’avenir s’il entendait le mot crise 15 fois par jour?

A moins qu’il n’écoute jamais les infos.

Je me suis dit qu’il serait intéressant, voir salutaire de ne plus écouter les infos pendant une semaine entière. J’avoue qu’au début j’ai pensé que c’était irréalisable parce que je suis accro à tout ce qui se passe dans le monde. Lorsque je voyage, j’écoute souvent BFM TV en boucle dans ma chambre d’hôtel. Si je n’ai pas la WI-FI je me jette sur Le Figaro ou la presse internationale.

Les infos yeah!

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Je veux savoir ce qu’il se passe même si je sais que je ne vais pas être d’accord. Et en ce moment je ne suis pas forcément d’accord.

Juste avant mon expérience Fuck L’Info, j’ai prévenu mon entourage que ça ne serait pas la peine de me demander « quoi de neuf dans le monde? » puisque je ne saurais RIEN. Mon entourage n’écoute plus les infos pour ne pas se salir l’esprit donc il compte sur moi pour que je joue les Claire Chazal.

Le premier jour, je me suis réveillée en écoutant l’album Finest Hour/ Fred Astaire.

CHIRAC-SWAG2J’avais un rendez-vous un peu compliqué ce matin là, mais j’étais très The Continental, l’un des titres de l’album Finest Hour et croyez-moi pour négocier c’est mieux que d’avoir en tête les conseils de Jean-Pierre Raffarin.

Après mon rendez-vous j’ai retiré mon blazer, mes talons et je suis allée courir sur la plage. Le ciel était plombé mais je l’ai trouvé MAGNIFIQUE et c’est cette image que j’ai emporté avec moi le soir avant de m’endormir.

Le lendemain j’étais sûre de tenir le coup encore six jours sans infos.

Sans météo aussi.

Vous ne pouvez pas vous imaginer comme j’ai aimé la nature ou la ville sous l’orage, parce que personne ne m’a martelé le cerveau pour me dire que ça ne va pas s’améliorer, que décidément ce printemps est pourri et qu’il en faut pas s’attendre à un été ensoleillé.

Celui qui n’a jamais eu de la peine sous un ciel bleu, lève le doigt.

tumblr_mo509uRm1z1r7k22ko1_1280Sans infos, personne pour me manipuler, pour me dire que mon avenir sera peut-être piteux, personne pour me dire qu’il va falloir me responsabiliser, personne pour rappeler que je vais mourir un jour ou l’autre.

Merci ça je le sais déjà, d’autant qu’à la maternité j’avais une chance sur dix de rester en vie donc laisser moi la vivre ma vie plus ou moins comme j’en ai envie.

Fuck l’infos!

Au début j’ai pensé écouter la radio mais finalement j’aurais pu me faire avoir si j’oubliais de couper le son pendant les infos, alors j’ai travaillé dans le silence ou presque parce que j’ai fait la connaissance du beau merle qui vit dans mon jardin. Des pigeons ramiers aussi. Jamais je n’ai entendu autant les oiseaux chanter que lors de ma semaine Fuck L’Info. .

Pendant cette semaine là j’ai eu l’impression d’être sous un puissant antidépresseur.

CHIRAC-MYNAMEIS

Plus concentrée, j’ai exploré d’autres méthodes de travail. J’ai aussi imaginé mon avenir un peu différemment.

J’ai rédigé cet article quelques heures avant de me reconnecter aux infos. Moi j’en suis encore à  la mise en examen du PDG d’Orange donc il a dû s’en passer des choses entre le 17 et le 24 juin?

Peut-être que l’on a découvert un nouvel escroc au sein du gouvernement ou du gouvernement précédent? Peut-être que notre président retraité Jacques Chirac et condamné à deux ans de prison avec sursis est-il décédé?

Pour illustrer mon article j’ai choisi de vous présenter des t-shirts FYJC, indispensables si vous êtes un nostalgique du RPR ou quelque chose comme ça.

En vente jusqu’au 30 juin 2013.

FYJC

TITRE-COLLECTION-CHIRAC2

Sur la plage, un graffiti.

graffiti à la plageGraffiti Nono.

Photo Lavieenrouge.

Sidérée.

Mais je n’arrive pas à la lui jeter l’opprobre.

Le lendemain du verdict j’avais envie de tout oublier.

Impossible.

En marchant sur la plage je suis passée devant l’une des maisons ou elle a vécu.

Je l’apercevais parfois lorsqu’elle longeait la plage. Elle marchait tête baissée.

Nos vie se sont croisées un peu plus tard et nous partagions le même terrain de jeu merveilleux.

Un jour en découvrant mes dessins elle m’avait dit que j’avais de la chance d’avoir des passions.

Impossible de ne pas penser à elle.

Impossible d’oublier l’horreur de cette nuit là.

Et puis mes pensées sont allées vers autre chose à mesure que je longeais les plages. A mes voyages, aux gens que j’aimais, à ceux que je n’aimais plus, à mon impossibilité de m’attacher aux autres, aux mots que j’ai envie d’écrire et que vous ne lirez jamais, à la petite fleur que je venais de rencontrer sur mon chemin, au bruit des vagues, à toutes les possibilités de l’imprimante 3D, aux lentilles à faire tremper, au plafond à poncer…

Je ne pensais plus à elle.

Sauf lorsque j’ai vu ce graffiti sur le mur qui bordait une plage.

Une petite fille marchant tête baissée en traînant son fardeau.

Au dessus du graffiti: le ciel bleu.

Mais devant le ciel bleu: le grillage.

Le ciel bleu que l’on peut apercevoir derrière le grillage d’une prison.

J’ai recommencé à penser à celle qui se faisait traiter de déchet par sa mère lorsqu’elle était enfant.

A l’horreur de cette nuit là.

Aux conséquences.

C’est sûr qu’on vit de justesse.

chevauxPhoto lavieenrouge.

Mon coeur s’est serré lorsque je suis passée devant sa stalle. La stalle de Yota.

Yota c’est le cheval que j’avais l’habitude de monter lorsque je pratiquais l’équitation. C’était le cheval le plus vif du club. On me l’avait attribué parce qu’il correspondait à mon comportement vif et volubile.

Yota est mort.

Des regrets.

Je n’ai jamais pu éprouver un sentiment envers Yota. Ni envers un autre cheval. De temps en temps je montais aussi Ira. Ira était majestueuse et un peu plus obéissante.

Ira est morte.

Des regrets. Des regrets. Des regrets.

Dans la stalle de Yota, j’étais terrorisée. Souvent le directeur m’enfermait à clé  pour que j’arrive à créer une relation plus intime avec Yota, mais je restais le dos au mur sans bouger pendant de longues minutes à étouffer.

Ce qui m’étonnait lorsque je prenais des cours d’équitation, c’était la cruauté des moniteurs envers les chevaux. Pour eux, un cheval c’était bête, et à coups de poings dans la gueule du cheval ils faisaient régner la discipline. Ils nous disaient de faire la même chose si notre cheval ne nous obéissait pas.

Mais ça je ne pouvais pas.

Pas de regrets.

Pendant les cours, le directeur qui était bègue passait sont temps  à gueuler sur sa tête de turc. C’était sa façon de s’exprimer sans bégailler.

Plus il criait, moins il bégaillait.

Dans une prairie glaciale je l’ai aperçu. Ce cheval dont j’ignore le nom à  parcouru une centaine de mètres pour venir à ma rencontre. Lorsqu’il s’est approché de moi j’étais très émue. Je me suis dit que peut-être qu’il m’aimait bien.

Déjà.

J’ai tendu ma main vers lui et avec confiance.

J’ai imaginé que nous partions ensemble pour une belle balade dans la campagne givrée, et que nous franchissions tous les obstacles en riant aux éclats, même les obstacles les plus démoniaques, juste pour tomber et avoir mal ensemble.

J’aurais voulu partager avec lui un peu de ma liberté. Cette liberté que je n’ai pas envie de gaspiller.

« C’est sûr qu’on vit de justesse » Little French Songs. Carla Bruni.

L’intime conviction d’être passé à coté du bonheur.

image shoppstylevogue

Photo via shoppstylevogue.

J’avais marché une dizaine de kilomètres dans le sable et d’un pas rapide. J’écoutais Frank Sinatra/ Count Basie.

Si vous aimez le jazz inutile de vous dire que ça pulse bien. Comme j’étais seule sur la plage, je chantais par dessus les paroles.

Sur le retour et devant « ma » maison rouge, je me suis assise sur un banc. Une multitude de surfeurs prenaient plus ou moins bien la vague et ce n’était plus Frank Sinatra/Count Basie qui pulsaient dans mes oreilles mais Fred Astaire.

Plus exactement « Isn’t a Lovely Day »

Ce moment c’était un petit bonheur mais ce n’était pas du toc.

C’était gratuit.

L’autre jour sur un parcours de golf je me suis demandée si l’homme qui jouait avec moi et qui râlait parce que celui qui était devant ne jouait pas assez vite, aurait un jour, l’intime conviction d’être passé à coté du bonheur. Surtout si un jour, il séjourne pour un aller simple dans une chambre d’hôpital clinique privée et que de sa fenêtre il pense à cet après midi de printemps ou il a bien cassé les couilles de ses partenaires.

Lorsque je suis rentrée chez moi j’ai poussé un soupir de soulagement.

Ceux qui dépensent au club house, chaque mois l’équivalent de la moitié du salaire d’un employé ou d’un ouvrier (sans compter l’abonnement annuel) ne se rendent pas toujours compte de la chance qu’ils ont.

Il y en a qui sont prêt à tricher pour gagner une bouteille de champagne.

Il y a ceux qui pensent qu’un putter de 300 euros ça va changer radicalement leur jeu et leur état d’esprit.

Il y a ceux qui pensent qu’un nouveau sac va leur procurer l’estime de leur partenaire.

Il y a ceux qui ne savent pas dire bonjour.

Il y a ceux qui se réjouissent d’une belle carte de score mais qui, grâce à la complicité de leur partenaire ont oublié de compter un air shot, ou le dernier putt.

Il y a ceux qui balancent leur club de rage parce que leur balle n’est pas partie comme et ou ils le voulaient.

Il y a celles qui d’un coup d’un seul ont des vapeurs sur le parcours parce qu’elles jouent mal.

Il y a ceux qui pestent sur les greens qui ne roulent pas, sur les horaires, sur les installations mais qui écrasent comme des gosses lorsqu’ils rencontrent le directeur.

Il y a ceux qui carburent sur le parcours à l’alcool et aux pétards.

Il y a les blaireaux qui ne peuvent même pas quitter le club house s’il y a un contrôle routier à quelques kilomètres. Ils râlent et il s’en foutent de foutre la vie en l’air d’un autre conducteur.

Il y a ceux qui savent tout sur le golf, mais alors tout! mais qui écrivent scramble comme ça: scrambol.

Il y a celle ou celui qui m’a volé le lot que j’avais gagné et que j’avais offert à quelqu’un. Il n’y a pas de petits profits

Si seulement ils arrêtaient de jouer pour qu’on ne les entendent plus râler et se plaindre. Ceux qui râlent sur le parcours ne savent même pas regarder une fleur, ni la particularité d’une branche, mais ils se réjouissent de tuer un canard lors d’un drive complètement raté.

Avec ce qu’ils dépensent en râlant, ils pourraient permettre à 5 enfants de partir enfin en vacances cet été.

Est-ce qu’une femme a un VRAI potentiel de bricoleuse?

 

maison de poupées

Russian doll house.

Non parce que pour peindre les murs d’une chambre, voir les tapisser ça je peux le faire. Pour relooker un meuble j’ai aussi un potentiel non négligeable de décoratrice, je ne peux pas le nier.

Mais pour ce qui est de l’électricité, des petits travaux de plomberie si j’ai un gros problème, chez moi c’est Beyrouth.

Si je dois planter un clou, je me rends compte que le marteau pèse aussi lourd qu’un haltère. Résultat? je plante le clou en biais et quelques minutes plus tard, mon sous-verre s’effondre en décapitant la prise électrique qui se trouve juste en dessous.

Comment on fixe la prise électrique? Avec une perceuse. Mais vous qui êtes une femme, vous avez déjà tenu une perceuse dans la main? Une perceuse en position ON.

Ben ça fait peur.

Un domino? le nom vous dit peut-être quelque chose, mais ce n’est pas celui là, c’est l’autre celui dans lequel on insère du fils électrique.

une pince à dénuder?

Une boite de dérivation?

Hein? ça ne vous dit rien. Moi non plus.

Voici le message que j’ai lu sur un forum, c’est celui d’une femme en détresse. Oui mesdames nous savons faire la différence entre un vernis à ongles Essie et un vernis Opie mais nous ne savons pas brancher notre électroménager.

Bonjour,

Je suis nouvelle sur le forum . Je viens de louer un nouvel appart à Paris et mon homme et moi sommes des nuls du bricolage. Ce n’est pas qu’on aime pas ça, au contraire, mais on a pas l’outillage ni les connaissances. Bref, voila pour la présentation.

Nous avons reçu notre cuisinière électrique hier par Mistergooddeal (ainsi que la machine à laver et le frigo).  Lorsque l’on a voulu installer la cuisinière ils indiquent dans la notice (ben oui quand on est nul on commence tjs par la notice) qu’il faut enlever l’arrière de la cuisinière. Jusque là pas de problème.  Une fois fait je cherche le câble électrique qui se branche dans la prise murale… ( comme pour le frigo et la machine à laver) et ho surprise… pas de prise électrique… c’est quoi ce binz??? pourquoi y a pas de prise?   

Et comment on fait pour brancher la cuisinière?   ils donnent un tableau avec plein de chiffres et de lettres mais moi j’ai une prise dans le mur et puis j’ai tjs eu peur de l’électricité… j’ai pas envie de finir comme Claude François en version cuisine moi!

Bref HELP… comment je branche se truc?

Je pense que les constructeurs le font exprès pour filer du boulot aux électriciens! une vraie mafia de la cuisinière!

Lampe simon gaiger

Lampe Simon Gaiger.

Bon ce genre de message j’aurais pu en être l’auteur. Sur le forum réservé aux conducteurs de Smart j’ai laissé quelques messages un peu décalés.

La semaine dernière, j’ai rencontré une petite dame, rue des dunes. Elle en était à sa quatrième nuit de somnifères, tout simplement parce qu’elle ne savait pas brancher un adaptateur TNT.

Je ne pouvais pas l’aider.

Depuis le début de l’année j’ai constaté que mon incapacité à bricoler et à réparer était crasse.

Chez moi la nuit du Nouvel An il fallait faire pipi dans le noir avec un parapluie, tant il pleuvait chez moi.

Via le fil électrique. Sinon c’était pas assez dangereux.

Impossible que ce soit moi qui aille dans les combles pour voir d’où provenait la fuite. Je ne peux pas monter trois barreaux d’échelle sans avoir le vertige. En fait je pourrais bien les monter, mais pas les descendre. J’en ai fait l’expérience un jour sur le toit d’une mosquée. J’ai failli y passer la nuit.

Et puis quelques jours plus tard: plus d’électricité dans les couloirs de l’immeuble. Celui qui est monté dans les combles à pété un plomb. La fuite du toit, la minuterie ça commence à facturer. Depuis, en attendant la réparation on circule avec une torche.

Si on a pas oublié de la torche.

Hier soir on changeant les piles de mon thermostat d’ambiance, il a décédé, et sans préavis, le con. Je me suis demandée à quoi servait un thermostat d’ambiance si celui ci ne fonctionnait que 36 mois. Ce qu’il faut dire c’est que ce thermostat on n’avait plus beaucoup d’affection pour lui depuis que j’avais jeté sa notice.

J’ai donc décidé d’installer chez moi que des dispositifs basiques. Des dispositifs que je pourrais, plus ou moins réparer moi même.

Enfin avec mes pauvres compétences.

Comme j’envie celle qui sait manier la truelle, la perceuse, la ponceuse et tout le toutim!

Celle qui porte un sac Chanel je l’envie moins.

Si si.

La dame style Claude Pompidou.

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La semaine dernière en marchant sur la plage, j’ai pensé à elle.

Elle n’existe plus.

Mais depuis quand?

La dernière fois que je l’ai rencontré elle m’a parlé de la douloureuse expérience de la vieillesse. Je n’ai pas osé lui rendre une dernière visite.

La dame style Claude Pompidou a beaucoup compté dans ma vie d’adolescente solitaire et tourmentée.

Lorsque j’étais au collège, elle réparait mes frasques auprès de la directrice et ne le répétait pas à ma mère.

C’était notre secret.

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Claude Pompidou.

La dame style Claude Pompidou était une bourgeoise qui roulait en Alpha Roméo. Bien sûr elle ne travaillait pas. Elle donnait des dîners, aussi elle était toujours débordée.

Elle savait m’écouter et m’apaiser lorsque dans ma tête d’ado, c’était la tourmente. J’étais dévorée d’ambition. Je voulais être peintre, écrire ou travailler dans la pub.

Surtout ne pas avoir la même vie que ma mère.

Elle ne décourageait pas non plus les excentricités décoratives de mon petit frère, loin de là. Un mercredi après-midi nous avions fait tous les magasins de déco à la recherche d’une peinture bleu vraiment bleu mais pas trop bleu.

Dans son salon, la fenêtre en arc de cercle donnait sur des eaux calmes.

Elle me réconciliait avec l’image que j’avais de mes parents, elle me parlait si bien d’eux.

Mes parents avaient passé leur vie à se déchirer.

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DS Citroen.

Son plus jeune fils m’avait initié au rock. Sa fille m’avait donné ses livres, ses robes Courrèges, ses chemisiers Cacharel, robes et chemisiers que je n’osais porter dans mon collège minable.

Lors de l’enterrement de notre mère, nous n’avions invité que quatre personnes. Pas sûr que notre mère aurait apprécié.

La dame style Claude Pompidou était présente.

Ses larmes étaient sincères et ça me réconfortait énormément.

CACHAREL

Max Raabe and these foolish things.

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Max Raabe.

Je crois qu’il n’y a pas un jour pendant lequel je n’écoute pas de jazz et depuis quelques mois il n’y a pas un jour pendant lequel je n’écoute pas le répertoire chanté par Fred Astaire.

Depuis Cinq mois j’écoute aussi tous les jours et en mode  replay dix, vingt, trente fois Let’s Face The Music And Dance  par Diana Krall, thème créé par le génial Irvin Berlin et interprété par Fred Astaire dans  Follow The Fleet en 1936.

En 2012 je ne connaissais pas encore Max Raabe, mais dans la nuit du 1 janvier 2013 alors que nous achevions un diner au champagne, quelqu’un a zappé de FTV vers ARTE et lorsque j’ai entendu These Foolish Things, un thème composé lui aussi en 1936 mais par Jack Strachey, personne n’a eu envie d’aller me coucher.

Mais alors pas du tout.

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Comment avais-je pu vivre sans connaître Max Raabe und Palast Orchester?

Folie!

J’ai craqué sur cet homme à la silhouette d’homme du monde, sur ses cheveux blonds gominés, sur son regard ironique et hautain avec un sourcil qui se dresse parfois en accent circonflexe. Comme quoi, nous les femmes (et eux les hommes parce que je n’étais pas la seule à craquer sur Max Raabe ce soir là) un sourcil en accent circonflexe et nous avons qu’une envie: celle de nous adonner

Et sa voix? merveilleuse, et pas seulement lorsqu’il chante, je crois même que, lorsqu’il présente dans sa langue maternelle, l’allemand, le thème qu’il va interpréter, il est encore plus craquant.

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L’incarnation de l’homme idéal, si bien sûr, on aime le charme des chansons internationales des années Vingt et des années Trente ( standards jazzy, rengaines populaires allemandes , rumbas cubaines, fox-trot, tangos…)

Jazz et champagne au Lutétia.

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J’avais une idée fixe celle de passer une soirée jazz au bar du Lutétia. Ce que je ne savais pas c’est que, c’est complètement sonnée que je m’y suis rendue, un soir durant les vacances de Noël.

Juste avant de partir pour le bar du Lutétia, dans mon hôtel design à la décoration extrêmement minimale et extrêmement tamisée, je me suis prise l’angle d’une étagère dans la tête. Moins une et je partais, non pas pour une soirée jazz, mais pour les urgences. Cela-dit, parait que durant mon dernier séjour à Paris, j’ai frôlé plusieurs fois la mort et même avant, puisque la veille de mon départ il pleuvait chez moi via un fil électrique.

Ou comment décéder à la Claude François.

Donc si je suis encore vivante fin 2013 c’est parce que la chance aura répondu « présente! »

L’année 2012 m’a épargné à tout point de vue. Pourvu que ça dure.

Le bar de Lutétia c’est THE PLACE TO BE pour écouter du jazz.

Pour écouter du jazz sans souffrir.

Je déteste les bars ou les restaurants ou l’on ne s’entend plus, ou l’on ne se sait même plus ce que l’on mange ou ce que l’on boit. Peu importe que ce soit Claude Bolling qui est au piano, si c’est assourdissant, la soirée n’est pas si réussie que cela.

Au Lutétia nous avons pris place devant l’orchestre et nous pouvions échanger quelques mots sans hurler.

Lil’ Darling. Count Basie.

Le jazz c’est l’amour de ma vie. Je rédige la plupart de mes articles en écoutant du jazz. Le jazz est dans mon ADN. Dès l’âge de 11 ans je boycottais le collège, assez souvent d’ailleurs, parce que je préférais rester dans mon lit pour écouter le générique (Lil darling) d’une émission consacrée au jazz.

Ce soir là, le trio jouait de la bossa aux accents jazzy. Si vous aimez ce style musical, alors branchez vous sur Sky BossaNova.

Le trio se composait d’un guitariste, d’un batteur et d’un contrebassiste. Talent, passion, implication des musiciens ce sont les ingrédients pour vous faire passer une bonne soirée jazz, vautrés dans les fauteuils moelleux du bar du Lutétia, en évoquant avec un demi sourire la possibilité d’avoir évité de justesse la salle d’attente des urgences parisiennes.
Piano bar tous les soirs à partir de 19 heures.

Soirées Jazz  à partir de 22h15, du mercredi au samedi.
Cocktails de Gilles Guyomarch. On peut aussi se rendre à la cave à cigares spécialement conçue par Philippe Hiquilly.

Bonne année à tous! à ceux que j’aime et à ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer durant cette année: Véronique, Amylee,Valérie, Fanny, Laura, Anne-sophie, Laurence, Medhi, Emeric, Geoffroy, François Pignon, Gilles, Sudjit, Claire, David, Wael,  Alex, Gérard, Alexandra, Marie Line, Karol, Stéphanie, Agnès, Sandrine, Sébastien, Michel, Fatima, Zoé, Julien, Sandra, Clément, Karine, Métal Design, B aka Jeanne Moreau.

Une bonne année aussi à tous ceux avec qui j’ai  collaboré via le net sans jamais les avoir rencontré!

Happy new year!

Feliz Ano Novo!

Glückliches neues Jahr!

سنة جديدة سعيدة

Felice anno nuovo!

Gott nytt år!

Gëzuar Vitin e Ri!

С Новым годом!

З Новым годам!

Feliz Año Nuevo!

Head uut aastat!

Naujųjų Metų!

Gelukkig nieuwjaar!

Mutlu Yeni Yıl!

З Новим роком!

J’ignorais que j’adorais le patchouli.

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Robe André Courrèges.

Le mercredi après-midi je fouillais dans les affaires de ma mère.

Je me posais des pas mal de questions comme, pourquoi les rouges à lèvres sont-ils pointus lorsqu’ils sont tout neufs? Je me trouvais horrible avec les lèvres peintes en rouge et du fond de teint Bourgeois beige foncé et mon petit frère qui marchait avec les escarpins de ma mère se cassait la gueule dans le couloir.

Bref on s’amusait bien.

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Courrèges.

Et puis un jour j’ai plongé mon nez dans un petit flacon d’Empreinte de Courrèges. Un parfum que ma mère n’aimait pas trop alors je me le suis approprié.

Je l’aime pour toujours.

Les autres parfums que j’ai essayé n’arrivent pas à s’intégrer dans mon histoire. J’aime Empreinte même si je ne l’achète plus.

De temps en temps des agences de presse m’offrent une nouvelle fragance mais le jus du flacon doré surmonté d’un bouchon rond c’est pour moi du souvenir d’enfance concentré.

Lors de mon dernier séjour à Paris j’ai eu envie de me faire un pschitt d’Empreinte. Un directeur commercial qui se trouvait sur le stand voulait me faire découvrir Blanc mais moi je ne voulais pas.

Grande stupéfaction lorsqu’il m’a dit qu’Empreinte était à nouveau commercialisé après son retrait pendant une dizaine d’années.

Empreinte n’existait plus et je ne le savais même pas!

Mon souvenir d’enfance concentré aurait pu être perdu à jamais. Je n’ai pas acheté l’ivresse du flacon mais j’ai plongé mon nez dans mon snood pendant toute la soirée. Partiellement anosmique depuis deux décennies je ne suis pas capable de sentir ce que les gens normaux sentent, sauf si je suis bien shootée à des molécules qui ne sont d’ailleurs plus remboursées par la sécurité sociale.

Au fait comment vit on lorsque l’on a pas d’odorat? Et bien on fait marcher sa mémoire olfactive. On peut aussi mettre le feu dans son appartement sans s’en rendre compte puisque l’on ne sent rien.

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Via Istockphoto.

 

Lorsque le directeur commercial m’a dit qu’Empreinte contenait du patchouli, j’ai été surprise, parce que ce mot m’évoquent mai 68, Peace and Love, Katmandou, bref un univers pas assez bourgeois pop comme j’aime.

Hier j’avais retrouvé partiellement l’odorat. Je me suis un pschitt de Mix M d’Ulric de Varens. Pendant toute la journée j’ai pensé d’une façon obsédante à ma visite au stand Courrèges des Galeries Lafayettes et au flacon Empreinte de Courrèges mais je ne savais pas pourquoi. Jusqu’au moment ou j’ai lu ce qui était écrit sur le flacon bleu: patchouli.

Oui j’aime le patchouli et je ne le savais pas. Le patchouli c’est l’un des composants de la note de fond du célèbre parfum d’André Courrèges.

Voir aussi un site sympa sur la critique du parfum.http://www.lecritiquedeparfum.com/

Protégé : « Minable, vous avez dit minable? Comme c’est minable ! »

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Ouvrir le champs des possibles.

Golf de Val Queven. Photo Lavieenrouge.

Aujourd’hui j’ai un an de plus.

L’année dernière, jour pour jour, j’avais envie de…

Envie de ne plus hésiter entre l’ombre et la lumière.

Etant donné ma personnalité ce n’était pas gagné.

Longtemps j’ai préféré rester seule, le nez plongé dans des ouvrages comme « Les Juifs allemands de Paris à l’époque de Heine » « Un survivant Auschwitz-Birkenau » « Seul à Berlin »

Cette tranquillité, cette solitude, me procurait un sentiment jouissif que les autres n’ont pas forcément la possibilité de savourer.

Avoir du temps rien que pour soi, c’est un luxe.

Mais ce luxe a son revers de la médaille: une souffrance doucereuse.

Il y a un an j’ai ressenti le besoin de modifier mon style de vie.

Alors au début du printemps, j’ai pris des photos ou la lumière du soleil apparaissait dans des sous bois. Je me suis dit que si j’avais la tentation de rester dans l’ombre je n’avais qu’à regarder ces photos. Elles m’aideraient peut-être à changer d’avis.

Et puis peu à peu lorsque j’avais un choix à faire, entre celui de rester tranquillement chez moi ou celui de sortir et de claquer la porte, j’hésitais de moins en moins.

Cet été j’ai renoué avec une passion: le golf. Lors d’une belle journée de juin j’ai joué 18 trous sous une pluie battante. Une pluie droite et continue. Sous mon parapluie j’adorais entendre le bruit des gouttes sur le polyamide. Ce jour là j’étais parfaitement connectée avec la nature.

Parfaitement heureuse.

VIVANTE!

J’ai rencontré sur le fairway beaucoup de gens que je ne connaissais pas et avec lesquels je me suis énormément amusée.

Sous la pluie ou pas.

Il y a quelques jours alors que j’arrivais sur le trou numéro 13 je suis tombée en amour pour un arbre aux feuilles jaunes. Feuilles jaunes qui s’éparpillaient à la moindre brise. J’ai dégainé mon téléphone pour prendre cette photo, juste avant que mon partenaire de match play termine son Suisse (gâteau à la crème) et frappe dans sa balle avec classe et dicernement.

En fin d’après midi sur la terrasse du club house, j’ai ressenti un immense bonheur devant mon Coca Zéro, en apercevant quelques silhouettes à contre jour, silhouettes qui se précipitaient sur le départ du trou numéro 1.

Le soir, lorsque j’ai regardé la photo de mon arbre jaune, je me suis dit que j’avais eu raison, il y a un an, de vouloir changer un aspect de ma vie.

Le lendemain la météo était tout aussi clémente, alors j’ai laissé tout en plan et je suis retournée jouer sur le golf baigné d’une lumière dorée. Sur le parcours j’ai rencontré deux débutantes qui avaient eu beaucoup de soucis ces derniers mois et qui avaient envie de changer, elles aussi, un aspect de leur vie.

Nous nous sommes amusées comme des enfants. C’était vraiment une très belle journée, pleine de rires et d’éclats de voix.

Une belle journée, dans la lumière, comme il y en a eu beaucoup cette année.

Il y a quelques jours j’ai reçu une nouvelle pas si sympatoche que cela. Après quelques heures de rumination je me suis dit que je pouvais faire un nouveau souhait le jour de mes un an de plus.

Je vous donne un indice ci-dessous et rendez-vous l’année prochaine pour savoir si j’ai réussi à ouvrir un nouveau champs des possibles.

Ma journée sans sucre.

Comme beaucoup je suis adepte du grignotage. Grignotage avec une préférence pour les biscuits, les yaourts, les gâteaux, la confiture, les crêpes de froment…

Bref que des conneries.

Parfois, j’avoue, je ne mange que des aliments sucrés lors des trois repas quotidiens.

Alors il m’arrive de vouloir mettre le holà, mais si je décide de freiner mon addiction au sucre, je peux vous dire que trois semaines plus tard, je dérouille.

Même si j’ai de la chance de faire le poids conforme à ma taille j’ai souvent mauvaise conscience de ne manger que sucré tout au long de la journée.

Glucose+fructose= overdose.

J’ai l’impression de vivre dangereusement.

Mais plus encore lorsque j’ai décidé du jour au lendemain de planifier une journée sans sucre et sans saveur sucrée. Oui parce que, j’avais  pensé que je pouvais me rabattre sur une salade de betteraves pour tenir le coup en plein après midi, lors de cette journée fatidique.

Je n’ai pas réussi du premier coup à mettre en place cette journée sans sucre.

La moindre contrariété qui se profilait à l’horizon et je remettais l’expérience au lendemain.

Je m’aime bien vous savez.

Le jour J je me suis fait deux oeufs sur le plat pour le petit déjeuner mais sans pain parce que je n’avais que du pain périmé à la maison.

Après une heure de rameur j’ai été surprise de ne pas avoir faim. Alors que, lorsque je prends mon petit déjeuner habituel sans avoir fait de sport, je meurs de faim deux heures plus tard.

Après le sport le réconfort? Pas sûr. Je suis passée chez ma copine Nelly Oleson. Celle-ci m’a proposé une part de gâteau aux fruits secs. J’ai refusé tout net.

De sa voix doucereuse elle m’a dit que ce n’était pas raisonnable de refuser une part de gâteau. Elle n’avait pas flairé l’embrouille de ma journée sans sucre.

Dans l’après midi ( je ne déjeune jamais à midi) j’ai mangé une boite de conserve de saucisses lentilles.

Sans pain sûr. Le pain périmé n’ayant pas muté en pain frais.

Franchement si on se penche sur mon alimentation, on peut dire, que j’ai vraiment une vie de merde.

Ma cuisine est belle. Il n’y a aucun aliment visible pour ne pas nuire  la déco et si on ouvre mes placards, souvent on ne trouvera qu’une boite de lentilles vertes.

Au fait, il faudrait me dire quelle est la différence entre les lentilles blondes et les lentilles vertes? A part la couleur je ne vois pas.

Après avoir avalé ma boite de saucisses lentilles j’ai bu un grand verre de lait.

Le lait ce n’est pas sucré. Et non!

C’est neutre.

Je me suis rendue compte que le lait n’avait pas de goût. Si je buvais de la craie diluée ça serait du pareil au même.

Dans la journée, pour tenir le coup j’ai bu beaucoup d’eau. Je peux vous dire que ça calme l’envie de sucre. D’habitude je ne bois presque rien.

Oui j’ai tenu le coup. Pourtant j’ai eu quelques contrariétés, genre: me rendre chez l’opticien et constater avec effroi qu’avec mes nouvelles lunettes je voyais moins bien. La prestation chez le médecin avait été mauvaise alors qu’il se fait payer le double par rapport aux médecins conventionnés.

Le soir pour clore mon dîner sans pain, j’ai mangé un yaourt sans sucre.

L’expérience d’une journée sans sucre et sans saveur sucrée est violente, je le confesse.

Alors quelles sont mes conclusions?

1° j’ai eu moins faim, donc je n’ai pas eu envie de grignoter.

2° j’ai bu beaucoup d’eau.

3° je n’ai pas eu faim la nuit.

Oui la nuit, il m’arrive de manger des Choco BN.