Mon éveil à la danse contemporaine.

SACRE # 2 de Dominique BrunSacre # 2 de Dominique Brun.

Juste avant de me rendre à la représentation de Sacre #197 et Sacre #2 au Grand Théâtre de Lorient,  j’ai tapé Google + Google images + Wikipédia + Dominique Brun + Nijinski + Stravinsky et je me suis dit “Ah bon?”

L’inspiration de Sacre # 197 et Sacre # 2 c’est le ballet Le Sacre du Printemps qui a été créé entre 1912 et 1913 par Vaslav Nijinsky pour les ballets de Diaghilev. La musique a été composée par Stravinsky. Hélas il ne reste presque aucune trace du ballet de Nijinsky, parce qu’en ce temps là le big data n’existait pas. Cependant à ce jour on compte au moins 200 versions du ballet.

Sacre # 197 c’est la 197 ème version et Sacre 2 c’ est une version très proche du Sacre du Printemps.

L’argument c’est à peu près ça:

Sacre # 196: Il y a une très vieille dame, qui sort dont on ne sait ou. Cette vieille femme c’est la seule qui connaisse les secrets de la nature. Des adolescents, au départ de sexe unique, sont les augures du printemps mais ils entrent en conflit les uns contre les autres afin de définir leur sexe. Pour calmer le jeu le sage arrive enfin et il bénit la terre provoquant le jaillissement de la nature.

Sacre # 2: La danse des adolescentes va faire émerger l’Elue. L’Elue est celle que le printemps doit consacrer. Elle est convoitée par les Ancêtres qui la portent vers le ciel afin de perpétuer le cycle annuel des forces de la nature.

Vous me suivez?

sacre-197-3-Ivan-Chaumeille-600x900Sacre #197 – Crédit Ivan Chaumeille photo de répétitions.

Sacre# 197: Comment dire… lorsque l’on ne connaît pas les codes de la danse contemporaine, c’est difficile. C’est plus violent qu’un direct sur BFM TV consacré aux attentats du 13 novembre. Si on ne reconnaît pas la musique de Stravinsky c’est normal. Les tirs de kalach ne sont rien en comparaison au matériel musical de Juan Pablo Carreno. Mais on imaginera fort bien, une moto dont le moteur tourne à vide dans un garage, une imprimante qui déraille et qui nous tape sur les nerfs ou des travaux de voirie qui donne des envies de se faire sauter comme un kamikaze. Le spectacle à commencé dans le noir. Soupirs ( orgasme ou agonie? C’est un peu la même chose, cela dit) mention spéciale à l’éclairagiste qui vise pile poil, là ou il faut, parce que presque toute la première partie se déroule dans une luminosité un peu glauque.Lorsque sacre# 197 s’achève c’est plus ou moins un soulagement pour les gens qui comme moi sont revêtus d’une ignorance crasse en ce qui concerne la danse contemporaine. Quelques spectateurs ont avoué pendant l’entracte que la chorégraphie de Dominique Brun c’était quand même un peu dur à avaler mais que les dernières minutes étaient plus paisibles.

Cependant si j’étais dans la salle c’est parce que je ne demande qu’à accéder à l’éveil de la danse contemporaine. Respect donc pour le travail de la chorégraphe et des six danseurs qui m’ont poussé à cette réflexion: Mais c’est vrai que la naissance du printemps ne peut se faire que dans la douleur?La nature s’éveille dans le givre, la boue, les forces obscures, la dualité et la souffrance. Comme nous lorsque nous sommes sortis du ventre de notre mère si on réfléchit bien.

Je ne verrais plus l’éveil du printemps comme avant. Je respecterai la moindre plantule qui peine à se tendre vers l’astre, afin atteindre la maturité.

Sacre # 2 ou “Ma réconciliation avec la danse contemporaine. Déjà!” A partir de ce moment j’ai complètement oublié que je vivais dans une ville de province sans histoire. C’était comme si j’étais dans une capitale européenne et que j’assistais à un grand spectacle. C’est un grand spectacle cela dit qui s’est produit à Paris et dans de nombreuses villes de France. Sacre# 2 recréé la chorégraphie de Nijinski avec des costumes et un décor inspiré de ceux de Nicolas Roerich. Justement le décor, il m’a fait penser à la palette d’ Edvard Munch. Evidemment on reconnaît Stravinsky et on oublie  d’un coup d’un seul Juan Pablo Carreno. Ce qui, in my opinion, n’est pas un mal. Trente danseurs s’appuient sur les directives de Dominique Brun qui a travaillé sur le seul témoignage de l’écriture chorégraphique de Nijinsky à savoir la partition de la première pièce: L’Après midi d’un faune. Plus de nombreux témoignages comme ceux qui avaient vu ou dansé le ballet + une riche iconographie éparse.

Ballet Sacre # 2.

Ballet SACRE # 2

Edvard-Munch-MelancolieEdvardMunch. Melancolie.

Pour conclure, je dirais que pour détester il faut déjà connaître. Pour connaître il faut s’ouvrir et c’est le seul moyen de ne pas détester. J’ai bien fait d’aller voir ce spectacle parce que maintenant je situe un peu mieux Le Sacre du Printemps et le projet de Dominique Brun.

J’ai bien envie de terminer cet article par une maxime de la madone de la pop ( Madonna) “Il n’y a rien de pire que l’ignorance”

Programmation Le Théâtre de Lorient.

 

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