Été indien.

J’arrive toujours la première parce que je ne sais pas arriver en retard et si j’arrive un peu avant l’heure convenue, la mer sera plus scintillante qu’elle ne le sera une demi-heure plus tard. Je n’ai pas forcément envie de partager cet émerveillement lorsque j’arrive sur la plage. Une plage en septembre, surtout lorsque la météo est favorable, c’est magique. Les enfants ont disparu et ça change tout. C’est moi qui achète les huîtres et le pain de seigle. Je n’oublie pas le beurre demi-sel. Le reste ne tarde pas à arriver. Le vent tombe à mesure que la mer monte et le soleil commence à piquer. On spécule sur demain. On se pardonne pour hier. La mer qui n’en finit de monter nous rappelle à l’ordre. Alors on essuie les grains de sable entre les doigts de pieds, on range les romans que l’on n’a pas eu le temps de lire, puisque trop occupées à bavarder, et on quitte la plage juste avant que le soleil ne se cache derrière le pignon d’une villégiature.

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3 thoughts on “Été indien.

  1. C’est exactement ça, sauf que je ne mange pas les huîtres sur la plage… mais pourquoi pas ? Profiter de cette luminosité, si particulière, de nos côtes atlantiques, et aussi de la tranquillité de septembre octobre pour apprécier ces moments de zénitude iodée :)

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