Tetyana Dyachenko.

Tetyana Dyachenko

Vous avez peut-être tenté de “réparer” le visage sur une photo ancienne via un logiciel de correction photo ? et puis de guerre lasse vous avez laissé tomber. Enfin c’est ce que j’imagine. Comment rivaliser avec le talent de Teytina Dyachenko, une spécialiste ukrainienne qui réalise ces restaurations de photos ?

Tetyana Dyachenko


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Rougir.

Françoise Pétrovitch

Françoise Pétrovitch.

En bas de chez moi, il y a une galerie d’art contemporain. C’est un bel espace. Je passe devant cette galerie d’art contemporain plusieurs fois pas semaine et j’avoue que je ne franchis plus la porte aussi souvent qu’avant. Il y a quelques jours,  la porte de la galerie était grande ouverte et j’ai pu apercevoir sur l’un des murs, plusieurs dessins réalisés à la peinture rouge.

Alors je suis entrée.

En fait, il ne s’agissait pas de dessins mais de sérigraphies que Françoise Pétrovitch a réalisé en one shot. Cette série de dessins s’intitule “Rougir” Pourquoi “Rougir” ? Parce qu’elle représente des femmes, des adolescents et des enfants habités de pensées et de blessures secrètes.

Françoise Pétrovitch

Françoise Pétrovitch

Dans l’autre salle, étaient accrochées trois grandes toiles dessinées à l’encre et sans croquis préalables. L’encre, à la différence de l’aquarelle, est indélébile et ce sont les qualités de ce médium qui intéressent l’artiste : l’encre travaillée à plat se propage sur toute la surface et ne permet pas le repentir. L’artiste esquisse les figures au trait et l’encre fait son job. Les figures qui se veulent secondaires sont traitées en réserve c’est-à-dire que la toile reste vierge.

Françoise Pétrovitch

Françoised Pétrovitch

Un autre aspect de son travail qui m’a particulièrement intéressé c’est “Radio Pétrovitch” et  “J’ai travaillé mon comptant” deux expériences réunies dans deux ouvrages.

Tous les jours, pendant deux ans et après avoir écouté la première info, elle a réalisé un dessin puis  un second qui sert à illustrer sa journée. C’est cette expérience qui constitue “Radio Pétrovitch”

Quant à “J’ai travaillé mon comptant” c’est un témoignage de personnes âgées qui racontent leur vie professionnelle, vie professionnelle illustrée par les dessins de l’artiste.

Comme quoi, le personnel de la galerie avait bien fait de laisser la porte grande ouverte.

Françoise Petrovitch

Coup double.

 

Ch'ôn Myônggwan

La semaine dernière, j’ai fait coup double en découvrant un écrivain coréen Ch’ôn Myônggwan et un artiste chinois Liu Ye. Si j’ai lu “Une famille ancienne” c’est parce que j’ai été séduite par l’illustration de la première de couv’ du roman, roman publié il y a quelques mois chez Actes Sud. Peu de lecteurs connaissent cet écrivain et c’est bien dommage parce que son dernier roman est très amusant, mais pas seulement ; c’est aussi très bien écrit. Dans cette famille tout dysfonctionne : les enfants ont entamé la cinquantaine mais contraints par les aléas de la vie, ils retournent vivre chez leur mère âgée de soixante-dix ans après avoir expérimenté l’escroquerie, l’alcoolisme, l’obésité, le viol sur mineure et la prostitution.

Oui, ça m’arrive souvent de choisir un roman pour sa première de couv’. Je ne lis jamais une critique littéraire, et si tous les mois j’ai un oeil sur edistat.com ça ne m’influence pas.

Ch'ôn Myônggwan

Au fait quel est mon top trois littéraire (quatre en fait) de 2016 ?

Ch'ôn Myônggwan

Liu Ye et Ch’ôn Myônggwan sont nés la même année. Li Ye est un artiste chinois mais à la différence de beaucoup de ses contemporains son travail n’a jamais eu d’implication politique. Sans doute parce qu’il a fait ses études en Europe. J’aurais juré que Li Ye était une femme parce que son univers est inspiré des contes de fées et de Miffy le lapin. Mondrian fait aussi une apparition récurrente dans ses compositions.

Est-ce qu’en ce moment je lis quelque chose parce que j’ai été séduite par la première de couv’ ? Oui.

Ch'ôn Myônggwan