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Archives de la catégorie ‘Art’

Envie de petits pois.

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Petite on me disait de ne pas jouer avec la nourriture.

Je suis vraiment choquée lorsque les gens se balancent des aliments pour s’amuser. C’est vraiment le truc qu’il faut faire en ma présence si on veut se brouiller avec moi.

Pour ce qui est de Gretchen Röehrs,c’est une illustratrice de mode qui dessine des mannequins avec des fruits et des légumes.

Des crustacés aussi.

Du coup, j’ai une envie de petits pois frais. Mes petits pois je ne les cuits plus dans l’eau mais comme Alain Passard, c’est à dire à la poêle. C’est comme ça que les petits pois conservent tout leur potentiel.

On peut aussi cuire ses poireaux de la même façon, mais c’est un peu plus long.

Bon là je m’égare là, ce n’est pas un article sur comment cuisiner les légumes verts, mais sur le travail de Gretchen.

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Des histoires de solitude.

Edward HopperEdward Hopper.

Si la mélancolie qui s’échappe des toiles d’Edward Hopper ne vous mine pas le moral, alors vous allez aimer les romans de Richard Yates. Mais peut-être que vous connaissez déjà ce grand écrivain dont Eric Neuroff a dit, que l’on devrait lui donner tous les prix littéraires.

Mieux vaut ne pas avoir rédigé une do list le jour ou vous allez commencer un roman de Yates, parce qu’il y a fort à parier que vous n’allez pas pouvoir sortir de chez vous.

Le jour ou j’ai lu Un été à Cold Spring, je ne suis pas sortie, je ne me suis pas lavée et je ne me suis pas habillée.

En même temps je n’ai de compte à rendre à personne.

J’ai même lu Menteurs amoureux un recueil de nouvelles alors que je déteste lire des nouvelles.

Je suis entrain de lire TOUT richard Yates.

Le jour.

La nuit aussi.

Je viens de terminer d’avaler Fenêtre Panoramique, dans la nuit.

Ses héros qui n’en sont pas, ne sont jamais antipathiques. Ils ratent leur vie par lâcheté, par compromis, par vengeance, par faiblesse.

La middle class américaine de l’après guerre picole, bosse, aime, déteste ou bosse, picole, aime et déteste.

Il est certain que Richard Yates a eu une vie compliquée en compagnie de sa mère qu’il dépeint dans presque tous ses romans. Une mère fantasque et plus ou moins alcoolique qui l’a élevé seule et qui l’a baladé de villes en villes en lui promettant un avenir meilleur.

Les petits boulots, la guerre, les champs de mines, le chômage, la peur du lendemain, la mort, l’alcool, les dépucelages en étant bourré ou pour faire plaisir, l’instant sexe dans de vieilles bagnoles, les renoncements, les désillusions, tout ce qui fait une vie sans importance, du moins pas une vie comme les personnages l’avaient rêvé, c’est un peu tout ça que nous raconte Yates, avec force de détails très minutieux et sans concession.

Et c’est tellement bien.

Et c’est tellement triste.

Et c’est tellement rageant de constater que les personnages ne prennent pas la bonne décision au bon moment. Leur vie est un rouleau compresseur. Une vie au rabais. Les plus courageux n’ont d’autre moyen que de tout effacer pour recommencer, souvent en moins bien parce qu’ils sont prisonniers de leur milieu, de leur psychisme, de leur peur.

Entre renoncement, colère, mensonge et gueule de bois, les personnages aussi fragiles que des nouveaux nés dans un champs de bataille, rebondissent mais se cassent toujours la pipe.

En fait ils ne savent pas aimer les bonnes personnes au bon moment. Parce qu’ils décident d’aimer lorsqu’ils ont de la peine.

C’est ça leur drame.

La vie de Richard Yates n’a pas été un long fleuve tranquille. Même si ses romans ont été bien accueillis par la critique, il n’en a pas vendu énormément. La gloire est arrivée après sa mort. Parce que comme les personnages de Richard Yates, les bonnes choses ne sont pas arrivées au bon moment.

Ses romans traduits en français.

  • Fauteur de troubles.
  • La Fenêtre panoramique.
  • Onze Histoires de Solitude.
  • Easter parade.
  • Un été à Cold Spring.
  • Menteurs amoureux.
  • Un destin d’exception.
  • Un dernier moment de folie.

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Sculptures ballons.

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La question est quelles formes doivent avoir les ballons et ou les acheter?

Parce que c’est bien joli mais si jamais il nous prenait l’envie de loisir créatif dans le genre, on fait comment?

L’artiste japonais Masayoshi Matsumoto crée des bestioles sympathiques mais aussi des mangas avec les ballons de toutes les tailles et de toutes les couleurs.

Il tord, il façonne et le résultat est unique.

Son blog

Sa page Facebook.

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Dessin éphémère.

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C’était une fin de journée.

Tout le monde passait devant ce « dessin » mais personne ne le remarquait.

J’ai failli marcher dessus, mais je ne pouvais pas ne pas remarquer le poisson en cailloux, quand même!

Et puis en étant un peu plus attentive, j’ai remarqué qu’autour du poisson il y avait une mise ne scène.

Un arbre, un rocher aussi.

L’arbre qui donne l’impression d’avoir été travaillé, mais en fait non, il s’agit d’une algue bien étalée. Bien étalée comme il faut.

Le rocher ferme la composition à sa droite droite et une guirlande d’algues la souligne sur sa partie horizontale.

J’ai imaginé un couple avec des enfants. Des enfants qui ont dû passer une excellente journée. Ils ont dû immortaliser l’oeuvre sur le sable avec un smartphone et peut-être qu’ils ont posté la photo sur les réseaux sociaux.

Je ne sais pas, je dis ça mais c’est peut-être une tout autre histoire.

En tous les cas, la mienne est vraisemblable.

J’ai pris quelques photos et juste avant de partir un couple avec deux petites filles sont arrivés sur la plage. Tout en poursuivant ma route, je me suis retournée pour voir s’ils allaient, eux aussi, découvrir le poisson en cailloux. Ben non. L’une des petites filles a dit quelque chose qu’il ne fallait pas et a reçu une gifle.

Je me suis demandée à quoi ça servait d’emmener des enfants sur une plage si c’était pour les frapper pour un oui ou pour un non et puis j’ai préféré penser à celle ou celui qui avait créé le poisson en cailloux.

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Au delà du réel.

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Peinture Patrick Kramer.

Lorsque je dessinais, je ne prenais du plaisir que dans l’hyperréalisme, d’après des photos en noir et blanc.

Aujourd’hui mes dessins sont dans des cartons.

Je sais que si j’ai une période de doute existentielle, je n’ai qu’à plonger la tête dedans pour retrouver un peu de raison.

En revanche si j’affectionnais le crayon Conté B6, je n’ai jamais pu m’aventurer en mode couleur.

Le mode couleur dans le domaine de l’hyperréalisme c’est assez casse-gueule. Parce que même si la peinture est « réussie » elle peut ne pas être confondante dû à un tout petit détail.

Avec Patrick Kramer la confusion est de mise et c’est ça qui fait la différence entre un grand artiste hyperréaliste et un autre un peu moins bon.

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patrick-kramer-peinture-photo-realiste-art-11Peintures Patrick Kramer.

Sand: c’est tellement ça.

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Sand. Jean solitaire.

Comment j’ai connu Sand?
Sand ça veut dire sable en anglais et c’est aussi le diminutif de Sandrine.
J’ai connu Sand via le magazine de mon amie Amylee.
Sand face a face iodeSand. Face à face.
Amylee est artiste mais rédige aussi un magazine pour les artistes qui veulent devenir professionnels ou qui le sont déjà.
Souvent elle fait un focus sur tel ou tel artiste et la semaine dernière j’ai eu le plaisir de me lire un article sur Norman Rockwell.
C’est sur l’un de ses articles que j’ai découvert le travail de Sand.

SAND filles de mer 50x50Sand. Filles de mer.

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 Sand. Qu’importe la rouille.

Les toiles de Sand c’est tellement ça!
Je veux dire que si on vit au bord de la mer (les bretons disent la mer, les autres l’océan) et si on se promène depuis la petite enfance sur les plages à marée basse, on a en mémoire toute la palette des gris, des bleus, des verts, sur l’effet miroir du sable presque inondé.
Il ne manque plus que l’odeur marine.
 
L’artiste vit à Pornic et elle connaît bien les couleurs spécifiques des plages et les scènes récurrentes que l’on observe à marée basse.
Oui c’est tellement ça!
Ce sont les mêmes scènes que je peux découvrir lorsqu’il y a quelques promeneurs sur la plage.
Les cadrages sont volontairement très décentrés afin de créer un mouvement entre l’abstrait et le figuratif, entre le vide et l’action, entre le contrôlé et l’aléatoire.
 
Sand peint des souvenirs, des petits riens, les siens, les vôtres, les miens. Des souvenirs si humbles et pourtant précieux.

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 Sand. Déconnexion océanique.

Madonna.

Madonna-detournement-art-12Madonna/Eisen Bernard Bernardo.

J’avoue que j’ai du mal avec Madonna.

Je la trouve, comment dire… je trouve qu’elle tourne mal.

C’est dingue ça, on se dit qu’un jour, peut-être, si on a des sous, que l’on fera un peu de chirurgie esthétique parce que ça serait dommage de ne pas rectifier un peu ceci et un peu cela. Mais lorsque l’on constate certains résultats de bidouillage, on se dit qu’il vaut mieux être pauvre, anonyme et garder une peau saine même avec quelques rides en plus.

madonna-taylor-swift-detournement-art-9Je ne sais pas pourquoi celles qui se font tirer, botoxer, scalper, on la peau luisante avec en prime un effet ridé lisse.

Le ridé lisse nouveau concept de beauté?

Cela dit Madonna, jeune, n’était pas monstrueuse. Elle avait même du talent.

madonna-detournement-art-0madonna-detournement-Eisen Bernard BernardoEisen Bernard Bernardo s’est inspiré du sleeveface, une technique qui consiste à apposer une pochette de disque ou  la couverture d’un livre sur un autre support afin de prolonger l’image.

Une façon de redécouvrir Madonna, pop idol des années 80, bien avant qu’elle ne montre, à plus de 55 ans, son cul même en Givenchy.

Eisen Bernard Bernardo

Yrjo Edelmann.

hyper-realistic-paintings-of-packages-01Yrjo Edelmann.

Souvent, un paquet cadeau est si mignon que c’est dommage de l’ouvrir. Sur Pinterest vous pouvez vous inspirer pour faire de beaux paquets cadeaux, avec du papier journal, du papier craft, des feuilles, des perles, des coquillages…

Les photos que je présente ici, ne sont pas des photos de paquets cadeaux. D’ailleurs si cela était, ces paquets cadeaux seraient négligés.

Vous êtes d’accord avec moi?

This_is_the_classical_Expression_in_Perspective_II_2013_47x84cm1Ce sont les peintures d’Yrjo Edelmann. J’ai toujours été fascinée par l’hyperréalisme. C’est un art supérieur parce qu’il suffit de trop, ou de pas assez, pour tout gâcher. Pour tomber dans la vulgarité.

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Le petit monde de Jayme McGowan.

Jayme-McGowan-Paper-Cut-1Jayme McGowan

Quelque chose de bien:

Quelque chose de l’illustratrice californienne, Jayme McGowan, qui travaille le papier découpé. Son travail est reconnu un peu partout ( dans les magazines, les campagnes publicitaires, sur les packagings et même dans l’animation)

L’une de ses inspirations c’est l’écrivain britanico-norvégien Roald Dahl (James and the Giant Peach) (Charlie & the Chocolate Factory) (the BFG)

Tiens, il faut que je vous dise, je suis entrain de relire les Contes du chat perché.

J’aime bien relire ce que j’ai lu enfant.

Jayme McGowan

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Un carnet pour la vie, c’est ça la grande classe.

La-Compagnie-du-Kraft-Carnets-cuir-CUBA-LIBRECarnets La Compagnie du Kraft. Expo à l’Hôtel Chavanel. Paris.
J’ai eu la chance de dormir dans l’une des très belles » Junior Suite » de l’hôtel Chavanel.
Un très beau souvenir.
Un hôtel qui se situe 22 rue Tronchet, la rue qui part de la Madeleine pour aller vers les grands magasins.
C’est un hôtel très calme, chaleureux. Les japonnais adorent!
En ce moment, il y a une petite exposition en collaboration avec la Compagnie Kraft: la manufacture de carnets la plus improductive du monde occidental. Parce qu’ils font de la qualité, pas de la grosse productivité.
Un vélo de boucher balise l’entrée de l’hôtel.

Quelques carnets posés sur une veille chaise d’atelier complètent la vitrine minimaliste.

L’expo est présentée jusqu’au 1er mai.

La compagnie Kraft  propose depuis 1930, des carnets dédiés aux forestiers professionnels
et aux bouchers. Autrement dit, des gars avec des grosses pognes de bûcherons et de tueurs.
N’attendez donc pas que ces productions soient faciles à utiliser.
Au contraire, elles sont faites pour des brutes.
En revanche, si vous aviez envie d’un outil impossible que (presque) personne n’a, ces carnets sont pour vous.
Les carnets sont indestructibles et rechargeables.
Ils sont également personnalisables.
Le carnet de votre vie en somme.

En fait il ne faut plus acheter plus de carnets, mais acheter un seul pour la vie.

Expo Hôtel Chavanel 22 rue Tronchet.

La Compagnie Du Kraft carnets
Made in France.
Procédé de fabrication avec impact minimum sur l’environnement.

A neuf ans, il remporte le le premier prix de photographie animalière à Londres.

carlo perez navalCarlos Perez Naval.

Et non les gosses ne passent pas leur temps sur une console de jeux.

Depuis 1964, le Musée National d’Histoire de Londres organise un concours annuel de photographie animalière. Dans la catégorie « jeune photographe » c’est  Carlos Perez Naval, un jeune espagnol qui a remporté le prix. Pour ses sujets il n’a pas trop de mal, puisque ses parents voyagent beaucoup.

Ils ont déjà fait le tour du monde.

C’est à 4 ans qu’ il a commencé à prendre des photos des animaux!

4 ans!

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Le triste destin de Moon Rabbit.

Florentijn Hofman 3Moon Rabbit.

Il y a quelques jours j’ai présenté Fat Monkey sur Shoe Collector, un personnage de  Florentijn Hofman, un personnage XXL réalisé avec des tongs. Aujourd’hui c’est Moon Rabbit qui est à l’honneur.

Ce lapin XXL a été installé sur une base navale de Taiwan. Adossé à un bunker, Moon Rabbit prend le soleil pacifiquement et semble complètement indifférent à ce qui se passe autour de lui.

Le père de Moon Rabbit a d’abord créé un cadre en bois et polystyrène. Ensuite il a utilisé plus de 12.000 feuilles de papier Tyvek, un matériau normalement réservée aux constructeurs de maisons.

Malheureusement, Moon Rabbit a pris feu rapidement et son destin est parti en fumée.

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