Rougir.

Françoise Pétrovitch

Françoise Pétrovitch.

En bas de chez moi, il y a une galerie d’art contemporain. C’est un bel espace. Je passe devant cette galerie d’art contemporain plusieurs fois pas semaine et j’avoue que je ne franchis plus la porte aussi souvent qu’avant. Il y a quelques jours,  la porte de la galerie était grande ouverte et j’ai pu apercevoir sur l’un des murs, plusieurs dessins réalisés à la peinture rouge.

Alors je suis entrée.

En fait, il ne s’agissait pas de dessins mais de sérigraphies que Françoise Pétrovitch a réalisé en one shot. Cette série de dessins s’intitule “Rougir” Pourquoi “Rougir” ? Parce qu’elle représente des femmes, des adolescents et des enfants habités de pensées et de blessures secrètes.

Françoise Pétrovitch

Françoise Pétrovitch

Dans l’autre salle, étaient accrochées trois grandes toiles dessinées à l’encre et sans croquis préalables. L’encre, à la différence de l’aquarelle, est indélébile et ce sont les qualités de ce médium qui intéressent l’artiste : l’encre travaillée à plat se propage sur toute la surface et ne permet pas le repentir. L’artiste esquisse les figures au trait et l’encre fait son job. Les figures qui se veulent secondaires sont traitées en réserve c’est-à-dire que la toile reste vierge.

Françoise Pétrovitch

Françoised Pétrovitch

Un autre aspect de son travail qui m’a particulièrement intéressé c’est “Radio Pétrovitch” et  “J’ai travaillé mon comptant” deux expériences réunies dans deux ouvrages.

Tous les jours, pendant deux ans et après avoir écouté la première info, elle a réalisé un dessin puis  un second qui sert à illustrer sa journée. C’est cette expérience qui constitue “Radio Pétrovitch”

Quant à “J’ai travaillé mon comptant” c’est un témoignage de personnes âgées qui racontent leur vie professionnelle, vie professionnelle illustrée par les dessins de l’artiste.

Comme quoi, le personnel de la galerie avait bien fait de laisser la porte grande ouverte.

Françoise Petrovitch

Coup double.

 

Ch'ôn Myônggwan

La semaine dernière, j’ai fait coup double en découvrant un écrivain coréen Ch’ôn Myônggwan et un artiste chinois Liu Ye. Si j’ai lu “Une famille ancienne” c’est parce que j’ai été séduite par l’illustration de la première de couv’ du roman, roman publié il y a quelques mois chez Actes Sud. Peu de lecteurs connaissent cet écrivain et c’est bien dommage parce que son dernier roman est très amusant, mais pas seulement ; c’est aussi très bien écrit. Dans cette famille tout dysfonctionne : les enfants ont entamé la cinquantaine mais contraints par les aléas de la vie, ils retournent vivre chez leur mère âgée de soixante-dix ans après avoir expérimenté l’escroquerie, l’alcoolisme, l’obésité, le viol sur mineure et la prostitution.

Oui, ça m’arrive souvent de choisir un roman pour sa première de couv’. Je ne lis jamais une critique littéraire, et si tous les mois j’ai un oeil sur edistat.com ça ne m’influence pas.

Ch'ôn Myônggwan

Au fait quel est mon top trois littéraire (quatre en fait) de 2016 ?

Ch'ôn Myônggwan

Liu Ye et Ch’ôn Myônggwan sont nés la même année. Li Ye est un artiste chinois mais à la différence de beaucoup de ses contemporains son travail n’a jamais eu d’implication politique. Sans doute parce qu’il a fait ses études en Europe. J’aurais juré que Li Ye était une femme parce que son univers est inspiré des contes de fées et de Miffy le lapin. Mondrian fait aussi une apparition récurrente dans ses compositions.

Est-ce qu’en ce moment je lis quelque chose parce que j’ai été séduite par la première de couv’ ? Oui.

Ch'ôn Myônggwan

L’esprit zen de Michelle Katsouranis.

 

Michelle Katsouranis

Michelle Katsouranis.

Pour moi, les plus belles illustrations concernant le yoga ce sont sans aucun doute celles de l’illustratrice  Michelle Katsouranis, c’est en tous les cas dans le même état d’esprit que ses dessins que j’aborde mes séances de yoga. Je me connecte sur une plante ou sur un bouquet de fleur et ma concentration n’en est que meilleure. Jamais de musique, sauf celle que joue (en boucle depuis des mois) le pianiste d’à côté : Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel. Mon voisin joue toujours le même air. Et parfois pendant plusieurs années.

À la différence de la petite personne dessinée, je ne cohabite pas avec un chat : J’ai peur des chats. J’ai peur qu’ils me sautent à la gorge et qu’ils ne sachent plus lâcher le morceau.

Miaoooooooooooou!

Arrrrrrrrrrrrrrrgggh!

Michelle Katsouranis

J’ai découvert le travail de Michelle Katsouranis via Pinterest, mais on peut aussi s’abonner à son compte Instagram, ce que je ne ferai pas, puisque je fréquente plus qu’un seul réseau social : Pinterest. J’ai définitivement lâché Facebook et Linkedin, ça ne me sert à rien, sinon qu’à me bourrer le crâne avec cette pensée unique, pensée unique dont le but est de susciter de l’anxiété pour nous cambrioler plus facilement. Si en bas de cet article, il y a encore les icônes Facebook, Twitter, c’est parce que via ma tablette, le cliqué glissé ne fonctionne pas lorsque je suis sur le back office de WordPress, il faut que je m’en débarrasse via un ordinateur. C’est prévu. Je ne vais garder que la petite icône Pinterest. Pinterest m’apporte 20 % de visiteurs par jour, parfois plus, alors que Facebook ne m’a pratiquement jamais rien rapporté. Pourquoi ? Parce que les gens qui squattent ce genre de réseau social, ne lisent pas. Ils n’écrivent pas vraiment et ne lisent pas vraiment. Ils font impression. C’est tout.

Michelle Katsouranis

Pour en revenir aux illustrations de Michelle Katsouranis, elles sont aussi un très bon moyen pour mémoriser les postures de yoga (asanas) Lorsque l’on débute ce n’est pas si simple de trouver un peu de temps pour soi (ce qui n’est pas mon cas), de trouver un endroit idéal pour pratiquer (ce qui n’est pas mon cas) de remplacer le tumulte de ses pensées en faisant le vide (ce qui n’est pas mon cas) il faut mémoriser ce que l’on pourrait et ce que l’on sait faire ( ce qui n’était pas si facile que ça, lorsque j’ai débuté le yoga il y a quelques mois) Par la suite, c’est le corps qui impose les postures (asanas) il sait ce dont il a besoin.

Michelle Katsounaris