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Maison déserte.

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Maison déserte c’est un roman qu’il faut lire en solitude.

J’ai lu la première partie tranquillement sur la plage, la seconde partie un peu moins malheureusement puisque  j’ai souvent été interrompue lorsque j’en étais à la fin.

Dommage.

Pourquoi faut il lire Maison déserte en solitude?

Parce que Jacques Tournier raconte la solitude et la douleur d’une femme qui a, encore, perdu un être cher.

Le deuil d’un conjoint semble être une amputation pour celui qui reste.

L’un s’est probablement trop dilué dans l’autre et réciproquement, mais c’est celui qui reste en vie qui souffre.

Lorsqu’elle a vécu son premier deuil, ses jambes ont refusé de répondre présentes.

Lorsqu’elle à vécu son second deuil  elle a décidé de prendre ses jambes à son cou et de fuir son bel appartement parisien pour vivre dans une vieille maison pas loin de la mer.

Une vieille maison complètement décrépie.

Une vieille maison loin de Paris.

Autour d’elle, il n’y a pas grand monde: un frère intéressé, une nièce qui ne l’est pas moins.

Ses biens les plus précieux sont ses souvenirs. Mais ses souvenirs ont plutôt tendance à la faire font basculer dans une certaine folie.

C’est son jardinier, l’un de ses alliés provisoires qui va lui faire découvrir la vie là ou elle n’avait pas l’habitude de la voir, de la ressentir.

Maison déserte c’est un très beau roman. A lire absolument en solitude, comme pour ne pas déranger l’héroine dans le processus de sa reconstruction.

Se mettre au vert.

foret-basque-oskar-zapirain-photo-8Forêt basque. Oskar Zapirain.

Il y a quelques jours je voulais me mettre au vert.

Plus de smartphone.

Plus d’ordi.

Mais je ne suis pas partie. Je me suis laissée entraîner par d’autres évènements.

Cela dit, j’ai hâte de sentir l’automne. La mousse, la terre, l’herbe humide, l’odeur des sous bois…

la photographe chinoise Jane Qing1

la photographe chinoise Jane Qing.

archipel de ShengsiJane Qing. Archipel de Shengsi.

foret-basque-oskar-zapirain-photo-0Forêt basque. Oskar Zapirain.

poireaux vinaigrette

L’autre jour, j’ai relaté mon malaise, malaise salutaire puisque j’ai repris mon traitement.

Depuis, mes souffrances physiques ont totalement disparues. Adieu les tendinites à répétition qui n’empêchaient de vivre comme tout le monde.

Adieu l’insuffisance respiratoire qui me faisait dérouiller nuit et jour.

Jour et nuit.

Et puis j’ai aussi retrouvé l’odorat après 390 jours de prison olfactive.

Bon je ne vais pas m’étendre sur le comment on peut vivre sans odorat, parce qu’il n’y a que ceux qui connaissent cet handicap qui sont capables de le comprendre.

Non, ça n’a rien à voir avec un gros rhume.

Donc la dernière fois que j’avais eu (brièvement) l’odorat en 2014, c’était en sortant d’une pièce de théâtre sur la péniche La Nouvelle Seine, qui se situe au pied de Notre Dame.

De Paris, oui.

Sur les quais, je vous sentais tous.

Très fort.

J’avais bu de la cortisone toute la journée, j’avais arrêté ma troisième détox parce que j’en avais vraiment marre de souffrir.

Ce soir là j’aurais pu faire l’amour avec tout le monde ( vieux, jeunes, hommes, femmes, enfants) tout simplement parce que vous sentiez bon.

Et puis le lendemain, j’ai encore perdu l’odorat, le traitement n’étant pas approprié. J’ai décidé de commencer ma quatrième détox.

J’ai tenu 390 jours.

C’est long.

Je me savais persévérante, mais pas autant.

Certes je pouvais à tout moment retrouver l’odorat en reprenant de la cortisone, mais je voulais, justement, ne plus être dépendante du médicament et permettre à mon organisme de se défendre seul.

Mais il ne peut pas.

Bien sûr, j’aurais tant aimé retrouver ce sens naturellement.

Un matin, dans mon lit.

Alors j’aurais enfouie ma tête dans mon oreiller et j’aurais pleuré à chaudes larmes.

Parce que j’aurais ENFIN réussi.

J’aurais pu aussi donner de l’espoir aux autres qui sont comme moi. Sur Facebook j’étais dans un groupe qui a le même problème immunitaire et ça m’a beaucoup aidé psychologiquement.

L’odorat est donc revenu avec un traitement que j’avais mis en place il y a quelques années.

Il est revenu petit à petit.

Je l’ai retrouvé pendant le petit déjeuner. Le goût du Bifidus vanille je ne savais plus ce que c’était.

Du chocolat non plus. Pendant plus d’un an le chocolat c’était croquant/sucré/mou/crémeux.

C’est tout.

J’écoutais Double Six ce matin là, et ça tombait bien parce que c’est l’un de mes CD préféré, l’un de mes CD de vie comme je dis.

Double Six c’est du jazz vocal déjanté, du jazz des années 60.

Et puis j’ai perdu à nouveau l’odorat pendant quelques jours.

Lorsque c’est revenu j’ai eu du mal à me nourrir parce que même quelques tranches de concombre, je trouvais que c’était vachement  fort.

Je ne parle pas des sardines à l’huile!

Pendant quelques jours, j’ai mangé anarchiquement et très peu.

Je n’avais plus faim.

Finalement je n’ai plus mangé pendant deux jours.

J’avais perdu mes repères puisque je n’avais plus besoin de faire appel à mon imagination.

Pendant les 390 jours de prison olfactive, j’ai dû imaginer le goût de tous les aliments. J’ai toujours préparé des plats sympa, colorés, de beaux gâteaux dont je ne connais pas encore le goût.

Il fallait que je prenne soin de moi, toute seule.

Une amitié s’est construite à partir de la recette d’un carrot cake, gâteau dont je ne connais pas encore le goût.

En début de semaine j’ai décidé d’acheter comme d’habitude, tous les aliments que j’avais l’habitude d’imaginer depuis plus d’un an.

Sinon dans les rayons du supermarché je suis perdue.

Je ne sais plus aller vers d’autres aliments.

Sur le parking, j’ai déchiré le filet d’orange et j’en ai mangé une, face à la rivière. Des oranges j’en ai mangé tous les jours mais je ne sentais pas leur parfum.

Ces jours ci ,je suis très attirée par les aliments parfumés à la fraise. Avant je m’attachais aux aliments acides et amers puisque j’étais capable de détecter ces goûts là.

On se moque de moi, en ce moment parce que je ne bois que diabolo fraise, lorsque je sors.

Je passerai bien au spritz dans quelques jours. Désormais je peux boire un peu d’alcool sans avoir un sentiment d’étouffement quelques secondes plus tard. En même temps il ne m’est pas conseillé d’en boire à volonté.

Spritz

J’ai aussi commencé à sentir le parfum des autres. En ce moment j’aime rencontrer quelqu’un et lui dire bonjour parce qu’il sent bon. Et ça tombe bien parce que je le rencontre presque tous les jours.

Sans odorat, je n’aimais pas que l’on s’approche trop près de moi. Je croisais souvent les bras et je mettais aussi un pied en avant pour protéger mon espace intime.

Ne pas pouvoir sentir l’autre ce n’était pas rassurant.

L’anosmie est très pénible à vivre. Ceux qui ne peuvent plus jamais retrouver l’odorat font de graves dépressions. Certains mettent fin à leurs jours s’il leur est impossible de récupérer l’odorat d’une façon ou d’une autre. Certes on va tous le perdre en vieillissant. Une personne de 75 ans a au moins perdu 70% de ses capacités olfactives, mais cela s’est produit petit à petit. Lorsque la perte olfactive survient du jour au lendemain c’est plus difficile à gérer, on ne comprend pas tout de suite ce qui se passe et un médecin ne peut pas comprendre cette souffrance là, déjà qu’il n’arrive pas à faire la relation avec les allergies et la perte d’odorat. C’est dire…

Je n’ai donc pas réussi lors de cette expérience à trouver un comportement, un remède naturel, pour vivre sans cortisone, mais il y a quelques jours j’ai rencontré deux personnes que je connais un peu et j’ai appris que l’un deux n’avait plus d’odorat. Comme il présente les même symptômes que moi, j’ai pu l’orienter pour que dans quelques jours, avec un traitement approprié, il puisse enfin sentir la vie.

A ce jour j’ai donc redécouvert l’odeur de l’été:

L’odeur de la pluie sur le trottoir encore tiède.

L’odeur de la crème solaire de mon voisin de plage.

L’odeur de mon nettoyant ménager bio à l’amande ( ça sent la colle Cléopâtre)

L’odeur du sable mêlé à la vase et qui me rappelle mes premières journées de plage lorsque j’étais enfant.

L’odeur des deux parfums que je me suis achetée cet hiver et que je ne connaissais pas.

L’odeur de ma cage d’escalier qui m’a toujours évoqué la compote de pommes.

L’odeur de la menthe que je fais pousser dans mon jardin.

L’odeur de l’essence, lorsque je traverse une route de campagne.

L’odeur de Satine, ma jolie jument.

Et l’odeur de l’écorce de melon qui pourrie dans la poubelle.

 

panneau-karakorum-mural-tres-tintas-barcelonaPanneau mural. Tres Tintas Barcelona.

Les nouvelles ne sont pas très bonnes ce matin, mais tant que l’on peut tirer de l’argent au distributeur, alors consommons!

Justement il y a des soldes chez etoffe.com.

-20%

-20% vous allez me dire que ça ne fait pas beaucoup.

Je vais vous répondre que ça dépend.

Oui ça dépend du produit.

Sur du papier-peint ça peut faire beaucoup au total, parce qu’à priori, on a besoin plus que d’un rouleau de papier-peint, n’est-ce pas?

Alors vous allez me dire que les – 20% c’est sur du papier-peint un peu moche.

Pas du tout.

Je les connais chez etoffe.com, ils essaient toujours de faire au mieux, et de mieux en mieux.

papier-peint-butterfly-parade-christian-lacroixPapier-peint Butterfly parade. Christian Lacroix.

papier-peint-mariposa-christian-lacroix APapier-peint Mariposa. Christian Lacroix.

Par exemple -20 % sur du papier-peint Christian Lacroix!

Et oui!

Le papier peint Butterfly c’est LE papier-peint qui plaît le plus, d’après ce que me disent ceux qu’ils me lisent et que je connais dans la vraie vie.

D’ailleurs, il y a un hôtel près du musée d’Orsay, l’hôtel Bellechasse, un hôtel qui a consacré une chambre au thème des papillons ( c’est la chambre des papillons) et c’est justement Christian Lacroix qui a décidé cela.

Alors?

papier-peint-butterfly-house-osborne-and-littlePapier-peint Butterfly house.Osborne and Little.

papier-peint-agua-parati-christian-lacroix NPapier-peint Agua parati.Christian Lacroix.

papier-peint-mil-caras-tres-tintas-barcelonaPapier-peint Mil-caras. Tres tintas Barcelona.

Il n’y a pas que le papier-peint Christian Lacroix sur lequel on peut obtenir-20%

Sinon ça ne serait pas juste.

Il y a en ce moment -20% sur 15 marques de designers et ceci jusqu’au 8 juillet!

Je vous ai fait une sélection sur les papiers-peints qui me font flasher ( je ne montre jamais des choses que je n’aime pas sur mon site, ou alors pour me moquer et c’est très rare, je suis adorable vous savez)

Ces papier-peints se déclinent aussi dans d’autres couleurs ( rose, orange, bleu, vert)

Maintenant on me dit que vous allez avoir quelques jours de vacances?

Alors c’est peut-être le moment d’être créatif.

On s’embête en vacances de toute façon.

papier-peint-chinese-dragon-osborne-and-littlePapier-peint Chinese dragon. Osborne and little.

POLO ET SHOES

Polo manches longues Babou 7 €. Ecusson Eurodif 2.50€

Porte carte Babou 4€

Vous vous souvenez de mes dernières sandales plates avec une semelle crénelée?

Un confort absolu.

Silencieuses.

Et bien j’ai une nouvelle paire dans le même genre ou presque mais en blanc.

En ce moment je les porte avec un vernis à ongles bleu lavande.

J’ai craqué parce que j’ai aimé le côté mininal chic. Les dentelles, les imprimés trop flashy ce n’est pas mon style.

Bon ça c’est une chose.

POLO

La seconde c’est que je zone souvent au rayon homme. Je ne suis pas à l’abri d’une bonne touche.

J’ai trouvé l’introuvable, c’est à dire un polo manche longue, blanc, taille S. Le polo manche longue pour femme, même chez Lacoste ils ne font pas. Je ne sais pas ce qu’ils ont en ce moment chez les grandes marques de nous proposer des polos pour femmes avec demi manches courtes, alors qu’on a parfois besoin de se couvrir les bras tout en étant sporty de l’attitude.

Lorsque je suis rentrée, j’ai customisé direct la petite affaire. J’ai cousu dans le silence un écusson que j’ai trouvé chez Eurodif.

J’adore ces moments là.

Au finish j’étais contente de mon ouvrage.

Hier, après avoir porté le polo blanc, je suis retournée chez Babou acheter le même polo manches longues mais en bleu dur.

Il me reste qu’à coudre un autre écusson.

Lorsque je suis passée à la caisse on m’a dit que j’avais un bon d’achat de 5 euros, alors j’ai filé au rayon accessoires et j’ai mis dans mon panier un porte-cartes, blanc et le vernis bleu lavande.

Yep! chez Babou, ça se passe comme ça, on consomme, on s’enrichit.

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Sandales blanches Babou 10 euros.

sac Babou

Sac Babou 25 euros.

J’ai aussi flashé sur un nouveau sac. Oui je sais il y a quelques jours je vous ai présenté un sac matelot que je porte tous les jours pour aller à la plage. Donc j’ai craqué sur un sac noir tout doux avec le détail que j’aime bien, la boucle sur la bandoulière. Le détail qui fait que vous n’avez pas un sac comme les autres.

Lorsque je vois une amie elle détaille toujours tout ce que je porte, et elle me dit « Babou? » Je lui réponds fièrement « oui » et elle me dit  » c’est dingue »

Depuis que l’on se connaît elle va aussi chez Babou.

Mon noyau de vie.

avocatier

Un jour quelqu’un m’a demandé s’il pouvait enlever tout ce que l’on avait planté dans notre jardin.

Qu’il ferait tout lui même.

Parce que selon lui, notre jardin, n’était pas beau.
L’avocatier, que j’avais fait prendre en terre à partir d’un noyau et qui est devenu un très bel arbre, devait être coupé parce qu’il faisait de l’ombre.

J’ai dit NON.

Des yuccas que j’avais sauvé de l’abandon à la suite d’une rupture amoureuse devaient être arrachés.

J’ai dit NON.

Un laurier que m’a grand mère avait fait planter devait dégager.

J’ai dit NON.

Idem pour la bignole qui vit bien sa vie.

J’ai dit NON.

La vie que j’ai donné d’une façon ou d’une autre, je ne l’a cède à personne.

A personne.

Je vivrais toujours là.

Je ne partirai jamais, et mes arbres sont MES amis.

La session de surf.

session de surf

Parfois ça commence bien.

La plage vient d’être nettoyée, la marée est basse, le vent du nord c’est quand même la promesse que ça ne va pas trop cogner.

Ou alors juste un peu. Juste ce qu’il faut.

Y a personne. Ou presque.

Au loin, deux nanas en maillot de bain. Elles se dirigent vers moi et me demandent si je peux leur prêter mon lait solaire.

Je leur tend le flacon. Elles retournent au bout de la plage près de leurs affaires. Elles s’enduisent de protection solaire, bien consciencieusement, et viennent me rapporter le flacon un peu plus tard.

Je les regarde s’éloigner sur le sable mouillé, elles semblent répéter une chorée.

Jolies et  insouciantes.

Une vielle dame arrive et engage la conversation avec une autre dame qui est planquée sous un parasol à franges.

Roses, les franges.

Elle lui dit que, si parfois, on lui trouve un visage dur, c’est parce qu’elle est en souffrance alors qu’elle n’est pas méchante, comme les gens le pensent trop souvent.

Elle raconte sa vie à la dame qui est sous le parasol à franges.

A moi aussi, d’une certaine façon puisqu’elle parle fort.

Comme elle a presque 80 ans, c’est assez long.

C’est assez badant.

Ses deux enfants sont morts et celui qui lui reste, on a dû lui couper une jambe. Et puis elle a eu la bonne idée d’aller marcher au bord de l’eau.

Au fait l’unijambiste ne lui adresse plus la parole depuis des années.

Je peux me replonger dans Maison déserte de Jacques Tournier, un roman qui doit se lire en  solitude.

Une mère et son fils étalent leurs affaires tout près de moi.

Trop près de moi.

C’est pourtant pas la place qui manque. Pourquoi s’étaler à deux mètres de mon drap de bain?

S’ensuit une conversation sur la préparation du bac. Des cours particuliers de math, de chimie.

Ceci, cela.

Le fils en a marre de réviser.

J’ai envie de lui dire que de toute façon les correcteurs ont l’obligation de se montrer conciliants. Sa mère lui dit que ce n’est pas le moment d’avoir envie de faire une session de surf.

Tiens on ne dit plus faire du surf, mais faire une session de surf?

Comme elle parle de plus en plus fort, je sais qu’elle va se serrer la ceinture pour que son fils qui porte des Blazer Nike puisse faire médecine.

Elle le dit bien fort pour que je l’entende.

Je sais aussi que son fils doit s’estimer heureux puisqu’il n’aura pas à bosser pendant les vacances pour se payer ses études de médecine.

Elle commence à me gâcher ma lecture.

Je plonge à nouveau Maison déserte dans mon sac de plage.

Difficile de se concentrer.

Ce matin la plage venait juste d’être nettoyée, il n’y avait personne ou presque, Juste le vent du nord et cette conne qui veut que je sache qu’elle doit se priver de dessert pour payer des études à son gosse qu’elle a bien voulu mettre au monde.

Le fils est entrain de promettre à sa mère qu’il va rater sa vie à cause d’elle.

Au fond de moi, je le lui souhaite, s’il veut être heureux.

J’ai envie de lui dire que son bac c’est de toute façon cadeau, que s’il échoue au PACES, il fera comme les autres, des études de médecine certes, mais en Roumanie.

Loin de sa mère.

Mais que de toute façon toute sa vie il lui en sera redevable.

Qu’il n’a qu’à se lever et faire sa session de surf à la con.

Finalement le fils envoie bouler sa mère.

Carrément.

Je me replonge dans Maison déserte pour ne pas à avoir l’air de les écouter.

Mais je dois vous avouer que j’écoute tout.

J’ai honte pour la mère quand même, mais au fond elle l’a bien cherché.

Et puis je me lève, rassemble mes affaires et traine mon drap de bain devant eux pour aller m’étendre un plus loin, près d’une famille de black qui essaient de faire monter un cerf volant.

quand_nous_serons_heureux

 

Au fait vous avez vu ma nouvelle bannière? C’est mon amie Amylee, artiste peintre qui expose un peu partout en Europe et parfois à NY et en Asie qui me l’a dessiné lundi soir.

Avant je détestais lire des nouvelles.

Parce que j’aimais vivre quelques jours avec les personnages. Trois ou quatre jours.

Au moins ça.

Mais récemment je me suis laissée prendre au piège avec les nouvelles de Richard Yates.

Quand nous seront heureux c’est le titre des 31 nouvelles de Carole Fives.

Au fait sommes nous heureux?

Et bien ça dépend. Le bonheur ça devrait ressembler un peu comme lorsque nous étions paisible dans le liquide amniotique du ventre de notre mère. Mais alors pourquoi dans la vie on doit parfois nager dans un filet d’eau fraîche et en plus de ça, à contre courant?

Y a pas à dire le bonheur c’est un boulot à plein temps.

Etre heureux ce n’est pas parce que l’on a quelqu’un, comme on dit. Parce que l’on a un CDI.  Parce qu’on vient de nous remettre les clés d’une nouvelle caisse achetée à crédit.

Je pense qu’être heureux c’est savoir apprécier ce que l’on a.

Trop miser sur l’avenir c’est la meilleure façon d’être malheureux.

Mais parfois il nous semble que notre vie ne nous ressemble pas.

Alors on triche. On fait trop de compromis. On cultive une névrose.

Les 31 nouvelles de Carole Fives mettent en lumière comment faire pour que dans votre vie tout aille de travers.

Le style de Carole Five me plaît, parce que, par exemple, c’est un peu atroce cette histoire de fille qui raconte son histoire et qui croit dur comme fer qu’elle a rencontré le grand amour alors qu’elle s’est tout simplement fait violer, tant son besoin d’amour est immense. Elle n’a jamais connu l’amour, son estime de soi est tellement bas, que pour elle, le viol ressemble à une déclaration d’amour.

Chaque nouvelle, une névrose:  Le besoin de se réinventer par la chirurgie esthétique, le fils qui grappille de l’amour à son père via des choix professionnels. Celui qui passe sa vie à rayer ses relations…

C’est vraiment addictif.

Je l’ai lu deux fois.

 

Tapis graphiques.

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Bon y a des gens qui investissent dans l’art contemporain.

Paraît que c’est le meilleur placement.

Les pierres précieuses aussi.

tapis-limbo-nanimarquinaTapis Nanimarquina. Graphiste Xano Armenter.

Si on aime l’art contemporain et que l’on veut associer l’esthétisme à quelque chose qui a une utilité, il y a aussi les tapis.

J’ai déjà rédigé un article sur la question il y a quelques temps.

Un tapis qui devra bénéficier d’une certaine empathie de ménagère ou de ménager. Si vous nourrissez vos héritiers avec des pizzas qu’ils bouffent devant la télé, cet article ne vous est pas vraiment destiné.

Sans vous offenser.

Ces tapis sont des investissements.

Nanimarquina cette marque vous dit quelque chose?

tapis etoffe.comTapis Nanimarquina. Graphisme Eduardo Chillida.

tapis-mano-1995-nanimarquinaTapis Nanimarquina.

Moi ça ne me disait rien avant que je découvre ces tapis très graphiques.

La réalisation est conçue à partir de techniques traditionnelles avec la collaboration des artisans de pays qui connaissent leur job et qui jouent avec des matériaux innovants: Laine de Nouvelle-Zélande, soie, feutre, polyester, caoutchouc recyclé, fibre d’ortie, mohair. Cette collaboration se s’arrête pas à la finalisation du produit, elle est plus humaine que ça. Nanimarquina s’est engagée avec des organisations comme Care&Fare, afin de développer des écoles de design dans des pays ou l’accès à l’éducation est assez restreint.

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Tapis contemporain.

Tapis Nanimarquina. Graphisme Joaquim Ruiz Millet

Oui il est plus intelligent d’aider ceux qui vivent ailleurs à progresser dans leur domaine de compétence au lieu de les accueillir chez nous, alors que l’on a plus rien à leur offrir.

Cependant, la compétence et le savoir faire des artisans doit être combinés avec le génie des designers internationnellement reconnus.

Des valeurs sûres.

Ces tapis sont en vente chez etoffe.com. Forcément puisque tout ce qui est beau, luxe et original on le trouve sur ce site.

Au fait si vous voulez gagner une entrée pour l’expo Jean-Paul Gaultier au Grand Palais c’est aussi via etoffe.com

tapis-rabari-1-nanimarquina 2Tapis Nanimarquina. Création  Nipa Doshi et Jonathan Levien.

tapis-rabari-2-nanimarquina

david richardsonDavid Richardson.

A priori, je n’achète que très peu de choses pendant les soldes. Parfois rien, puisque je suis toujours à la recherche des bonnes affaires tout au long de l’année.

Je n’ai pas envie, le jour des soldes, de me taper les rossignols de chez Zara, ou de me déplacer pour payer seulement moins 10 € sur un article. En principe c’est comme cela que Zara joue avec les soldes -10 € sur l’article de la saison.

Pas plus.

Ou alors faut que l’article soit vraiment moche.

Ce que je pense, sur la question « soldes » c’est que depuis quelques années, ça ne tourne pas rond.

Comme le dit Daniel Wertel, président de la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin: Les soldes ne sont pas une grande fête de la consommation contrairement à l’image qui en est promue. Les soldes sont la mise à mort d’un produit en pleine force de l’âge.

Mise à mort du produit, qu’il a dit!

Date de l’été : 21 juin.

Date des soldes : 24 juin.

Dès la fin du mois de juin, les fournitures scolaires sont en vente pour la rentrée.

Ah oui pourquoi?

Le cahier de vacances, je dis oui, parce qu’il y a le mot vacances ( j’adorais découvrir mon cahier de vacances, que je ne terminais jamais, cela dit)  mais les cartables, et tout le bordel, dès la fin du mois de juin, ça ne serait pas jouer le jeu d’un monde économique devenu plus ou moins schizophrène?

Les déco de Noel scintillent sur les rayons, bien avant la Toussaint.

Qu’on nous laisse prier nos morts tranquillement. Pourquoi penser à nos 6 mètres de guirlandes led alors que l’on a pas encore vu un chrysanthème sur le marché?

Les oeufs de Pâques et les gallinacés en paille font leur apparition alors que ça caille encore dehors. On a même pas terminé nos chocolats en forme de boules, d’étoiles, ou de père Noel, qu’il nous font fantasmer sur le chocolat mais en forme de lapin.

Cette année, pour Pâques, j’avais fantasmé sur une coccinelle au chocolat.

C’était créateur.

Comment avoir envie d’acheter un truc sympa pour Noel, un sac, une jolie robe, une paire de shoes sachant que 15 jours plus tard, l’article sera vendu comme un objet de merde dont le commerçant est tenu de s’en débarrasser?

La Fédération a donc demandé une table-ronde auprès de Madame Martine Pinville (connais pas) Secrétaire d’Etat chargée du Commerce  afin de prendre des décisions rapides !

Je ne suis pas contre.

For my beach life.

sac matelot

Sac matelot Babou 9 €

Comme je vis près de la mer, je me suis dit que ce sac de matelot avait une classe à la Sonia Rykiel. Alors j’ai fait mon choix dans la gamme de couleurs proposées. J’ai pris le bleu avec un peu de jaune. Souvenez vous je suis très yellow spirit.

Ce sac matelot Babou existe dans d’autres déclinaisons de couleurs.

Il y a d’autres sacs de plage avec beaucoup de potentiel, mais je sais raison garder parfois.

Plus loin, j’ai découvert le drap de bain.

Fondamentalement, je dis bien fondamentalement, je n’avais pas besoin d’un nouveau drap de bain, je le confesse, mais comme les rayures sont plus ou moins en accord avec le sac matelot, souffrez que je vous dise que je ne pouvais pas quitter le magasin sans le drap de bain.

Et puis 7 € le drap de bain!

sac matelot Babou

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Maillot international triangl

Maillot International Triangl.

Un peu plus loin au rayon jardinage j’ai vu la planche jaune.

J’ai pensé que ça pouvais être une planche pour faire des battements de pieds dans l’eau, vous savez les exercices conseillés pour raffermir les cuisseaux?

Mais elle est plus étroite me direz vous?

Certes.

C’est normal parce que ce n’est pas une planche pour faire des longueurs de piscine, mais pour le jardinage. C’est une planche qui optimise le confort lorsque l’on est à la peine sur ses genoux.

serviette de bain

Drap de bain Babou 7 €. Planche de jardinage (ou de nage) 1.49€.

Ceinture transparente

Ceinture transparente Babou 4 €.

( Gratuite en fait, parce que si, en ce moment, vous achetez deux produits  avec une étiquette de même couleur le troisième article est gratuit)

Je me suis dit que cette planche serait idéale pour aller à la piscine parce qu’elle prendrait moins de place dans mon sac et qu’à la piscine leurs planches sont cassées, rongées.

Le service public ce n’est plus ce que c’était.

C’est vraiment la misère.

Et puis j’ai encore craqué sur une nouvelle ceinture Babou.

Je flashe sur tout ce qui est transparent.

Le souci c’est que les créateurs qui proposent des chaussures ou des accessoires transparents, y vont fort, très fort même sur les prix. Alors si on met la main chez un discounter sur quelques pépites, il ne faut pas sombrer dans le doute trop longtemps par bêtise.

On achète!

rafraichisseur de bouteille

Sac rafraichisseur de bouteille Babou 2.50 €

 Au passage, j’ai mis dans mon panier, un sac rafraîchisseur de bouteille. J’ai raisonné que ça ne serait pas un luxe, même si le vin blanc très frais à déguster au bord de la mer avec quelques huîtres et du pâté Henaff, c’est terminé pour moi.

Je suis allergique aux sulfites.

Mais je ne pouvais pas snober ce petit accessoire tendance.

Hein, non je ne pouvais pas?

Je suis ravie de mon shopping chez Babou. Ce matin je suis allée sur la plage, il n’y avait personne, il faisait beau, pas trop chaud.

Le paradis.

Nicolas DehghaniNicolas Dehghani

Lorsque j’avais entre 25 ans et 30 ans, je ne sortais plus de chez moi. Du moins jamais seule. J’avais peur de m’effondrer dans la rue et que personne ne vienne à mon secours. J’avais peur que les passants m’insultent.

En fait j’avais peur que ne se reproduise ce que j’avais vécu enfant, une forme de maltraitance surtout pratiquée dans les moments de faiblesse.

Une maltraitance bien dissimulée entre quatre murs.

J’ai eu la chance de rencontrer une femme médecin qui a rempli le rôle que m’a mère n’a jamais pu accomplir envers moi. Ainsi j’ai pu accompagner ma mère, mal aimante dans ses derniers jours et après son décès, sortir à nouveau seule et je suis même partie travailler à l’étranger.

Je me suis effondrée samedi, alors que je faisais mon marché. Il était midi, je parlais déco avec un pote golfeur et je suis tombée dans ses bras. Allongée dans la foule je voyais des visages encourageants, et tout là haut, le vol des hirondelles.

Un pompier en civil qui passait par là, m’a tenu la main en attendant les secours.

Le contact de sa main dans la mienne signifiait bienveillance.

Une dame qui faisait son marché m’a demandé si elle pouvait prendre ma tension. Elle ne sortait jamais sans son petit appareil.

Ma tension était très basse.

J’attendais que l’on vienne me prendre en charge.

De toute façon je ne voulais pas rentrer chez moi.

Lorsque les pompiers sont arrivés et qu’ils m’ont soulevé, je me suis rendue compte que quelqu’un avait pris la précaution de mettre une petite serviette jaune sous ma tête, juste après ma chute. Certainement la vendeuse du stand de primeurs.

Ils étaient trois pompiers pour me hisser dans leur véhicule. Des gens que je ne connaissais pas sont venus me dire que tout allait bien se passer. Je ne souffrais pas, j’étais très faible. On m’a sanglé. Ma nature indépendante s’est sentie un peu vulnérable pendant quelques secondes. L’un des pompiers est resté près de moi pendant le trajet.

C’était un beau black qui rigolait tout le temps

Mais aux urgences, grand moment de solitude. Personne ne se parle et j’ai été étonnée que l’on ne me propose pas un verre d’eau ou quelque chose à grignoter. J’ai mangé une pomme que je venais d’acheter avant mon malaise.

Je me suis déshabillée et j’ai attendu le médecin.

Je me suis couchée en boule.

J’avais froid aux pieds.

J’avais beaucoup de chose à lui dire.

C’était une très jeune femme. Très à l’écoute.

Je lui ai raconté, déchirée par les sanglots, ce que j’endurais depuis deux ans.

Depuis deux ans j’ai essayé de me m’autoguérir, de faire confiance en la nature, en une bonne alimentation, en pas mal de choses qui devenaient de moins en moins orthodoxes ces derniers mois, comme boire des doses importantes de calcium ou de réciter des mantras deux fois par jour.

Si j’ai été brûler des cierges? Evidemment. Combien de fois ai-je traversé la plage à marée basse pour m’engouffrer dans ma petite église et demander de l’aide pour que je guérisse naturellement. En sortant, je fonçais vers la boulangerie pour m’acheter un grillé aux pommes.

Ces dernières semaines j’ai aussi prié et appelé mes parents à l’aide, mais là ou ils sont, ils ne m’entendent plus. Déjà qu’ils ne m’entendaient pas de leur vivant.

Et toujours cette souffrance physique et cet handicap qui ne se voit pas.

Parfois des moqueries et des réflexions indélicates de ceux qui croient tout savoir ou qui n’ont pas ou pas assez d’empathie.

Bref deux ans d’espoir, d’efforts et RIEN.

Pourtant mon médecin et moi on y a cru.

C’est moi qui ait voulu tenter l’expérience et elle m’a encouragé à le faire.

Mais les maladies auto immunes ne se guérissent pas avec du curcuma, des huiles essentielles, de l’acupuncture ou des smoothies bananes/avocats, des coups de tête.

Errance médicale, c’est ce qu’à écrit le médecin des urgences dans son rapport.

Certains pensent qu’en suçant de l’ail, ils vont se guérir ou en suivant le terrible régime de Seignalet. Mais Seignalet est mort à même pas 45 ans d’un cancer de pancréas. En fait il s’est intoxiqué parce que lorsque l’on consomme que des aliments crus on met à mal le pancréas. Il a dû faire venir de l’étranger des comprimés chargés d’enzymes mais ça lui a été fatal.

Ce que j’ai pu lire ces derniers mois sur internet, dépasse l’entendement. Comme « ne faites pas de chimio, pour guérir il suffit de ne plus manger de sucre et vos tumeurs vont disparaître » Ou « faites trois cataplasmes de purée de gingembre par jour, pour enrayer votre mal de dos »

Certains dorment avec un oignon dans leurs chaussettes pour aller mieux.

Mais ne me demandez pas pourquoi, je n’ai même pas voulu lire la suite.

Cet effondrement je m’y attendais. Je me dis, ce matin, que ma bonne étoile était à mes côtés, comme souvent.

Il fallait que j’arrête l’expérience. Malgré une alimentation équilibrée et quelques gourmandises, je suis descendue à 45 ans kilos.

On a même cru que j’étais devenue anorexique.

Parfois je souffrais tellement de problèmes respiratoires que je ne pouvais plus continuer une conversation. J’ai de la chance d’être souvent dans de beaux endroits et dans ces moments là, je me disais que si je m’en allais comme ça, terrassée, dans un éclat de rire, en présence de personnes agréables, au moins ça aurait de la gueule.

C’est mieux que de finir seule au bloc opératoire ou seule chez soi.

Mais je tiens à la vie.

Pour moins souffrir ces deux dernières années, j’ai fouillé dans ce qu’elle avait de mieux à m’offrir.

Vous avez été quelques uns à me soutenir durant ces derniers mois et notamment SH—-N avec qui j’ai parfois échangé plusieurs mails dans la journée.

Mon blog c’est aussi l’enfant que je ne peux pas avoir. Il est mon canal de vie. Paradoxalement c’est via la douleur physique que j’ai pris confiance en moi et en l’humanité, parce qu’avant, je dois le confesser, je ne savais pas faire confiance en tout ce que la vie pouvait m’apporter.

Mes nuits étouffantes ont été sources d’anxiétés intenses, alors au milieu de la noirceur, je me disais « vivement que le soleil se lève et que je retrouve les autres »

Avant ces deux années de souffrance, je me disais « c’est dommage que je me réveille, mes cauchemars sont plus intéressants que mes jours »

Ces derniers mois j’ai fait des choses différentes, avec des gens que je ne connaissais pas. J’ai rompu avec mes horaires, mes habitudes.

J’ai repris ma corticothérapie depuis samedi. Je ne le prends pas comme un échec. Je me sens libérée. D’ailleurs mon amie Emilie vient de m’envoyer la vidéo de la Reine des Neiges, vidéo que je ne connaissais même pas. Mon organisme a essayé de faire le boulot que je lui ai demandé, celui de se guérir sans médicament, mais là il n’est plus capable de le supporter physiquement et moralement.

Bientôt, lorsque j’aurais trouvé le bon dosage, sans trop de risque, je pourrais vous révéler ce que je ne pouvais plus percevoir. ça va déjà bien mieux;)

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