Du job à la con au syndrome du potager.

The_Linkedin_Effect

En ce moment j’ai envie d’un nouveau job.

D’un job riche de sens.

Un job riche de sens, c’est un job qui a un projet concret, une phase de travail sans que l’on ait le temps d’aller sur ses comptes Facebook/Twitter/Pinterest/ Instagram/ Google +/ mails/Netflix/ Amazone.fr/ Post traitement photo (on ne dit plus correction photo)/ lire Guerre et paix  sur son smartphone…

Et au finish, un job qui offre la satisfaction du travail bien fait.

Ceux qui n’en peuvent plus, sont atteints du syndrome du potager. Ils ont fui leur banlieue parisienne pour s’installer dans un trou perdu ou il n’y a même pas un Monop. Le matin, ils postent sur Facebook une photo des premiers bourgeons, de leurs semis dans le potager (le potager bio c’est une lubie de bobos) du   plan 3 D de leur futur poulailler. Attention! le bobo n’entend pas passer pour un plouc.

Plouc: terme tombé en désuétude et qui définissait une personne vivant à la campagne pendant la belle période de l’essor économique.

Entre parenthèses, chez Truffaut ils vendent des poulaillers roses avec des fenêtres et une sorte de toboggan. Bref un poulailler qui ressemble à un jouet Mattel.

Après avoir décroché cet hiver, un job de community manager ( job qui est voué à disparaître d’ici deux ou trois ans) j’ai dû rebondir haut et fort lorsque mon futur employeur s’est désisté au dernier moment, parce que “Pas sûr de sa stratégie marketing, tout ça à cause de la concurrence” Le lendemain, j’ai endossé la profession de peintre décoratrice au service de mon patrimoine. J’ai même lancé une économie participative au sein de la copro alors que je ne suis même pas de gauche. C’est beau l’engagement!

Je n’ai pas perdu mon temps.

” Si y a pas de boulot, on va se démerder!”

                                                  Génération Y.

l 'effet Linkedin

En attendant qu’un recruteur me propose un job riche de sens, mercredi, je suis allée me promener sur mon compte Linkedin pour voir qui/que/quoi.

Audrey Marnay venait d’accepter mon invitation!

Et puis l’une de mes relations a posté l’illustration ci-dessus, illustration qui représente tellement ce que l’on peut lire sur les profils de Linkedin.

Il faut du courage pour le dénoncer.

Je me suis aussi bien amusée, il y a quelques jours, lorsque j’ai parcouru l’article publié sur le Nouvel Obs, un article sur les jobs à la con. J’ai même souffert, lorsque j’ai lu le témoignage du gars qui bosse pour un site de vente en ligne de vêtements de sport et qui doit rédiger des milliers de fiches sur des chaussures.

Son job c’est Digital Strategy? Consultant digital, brand content? Head of digital? Sûrement pas Senior Affiliate Marketing Manager, peut-être Web Rédactor Senior Content Manager/SEO?

Oui, je me moque, parce que cette société qui nous abîme tant moralement que physiquement, nous demande maintenant de nous travestir.

12 thoughts on “Du job à la con au syndrome du potager.

  1. Article très intéressant. Cette société nous abîme oui. Mais nous avons chacun les cartes en main pour changer notre vie puis, par voie de conséquence, la société ! :)

    J’en suis convaincu en tous cas. Il ne faut pas rester dans une situation déplaisante par peur. Bon courage à toi et au plaisir de te lire.

    Tony

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    1. Merci! Oui les compromis ne mènent à pas grand chose et pourquoi SE maltraiter pour des situations qui n’en valent pas la peine? Nous sommes domestiqués pour consommer pas pour être heureux. Je ne suis plus d’accord.

      Liked by 1 person

    1. Mon Dieu, comme beaucoup de personne peuvent se reconnaître en lisant l’article que tu me proposes dans ton second lien. La petite plante c’est une belle idée, celle qui doit donner du courage pour y retourner. Je suis une privilégiée parce que je peux quitter un job quand j’estime que c’est un job à la con. Dans le numérique, on aura pas forcément besoin de quitter le job, c’est le job qui nous foutra dehors:)

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      1. Tout à fait ! C’est pour ça qu’il est utopique de la part des dirigeants d’exiger que tout le monde bosse ; l’époque du plein emploi est révolue. Pour les patrons, le calcul est vite fait, & ils préfèrent utiliser des robots (qui travaillent 24 h sur 24, 7 jours sur 7, qu’on ne doit pas payer, qui ne sont jamais malades ou en grève) que des humains, & la tendance s’accentuera dans les années à venir. Mais je veux dire ceci : j’ai beau avoir donné, dans ce 2d article, de petits moyens de tenir le coup, il faut savoir que le break-down est inévitable ; un jour ou l’autre, on craque, même si on pense pouvoir tenir le coup. C’est pour ça qu’il faut partir (même la pauvreté est moins dure à subir !) avant la grosse déprime & la tentative de suicide…

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    1. J’ai vraiment hésité à publier cet article mais comme j’en ai assez de brader mes idées pour un système dont je n’ai pas beaucoup de considération, je me suis dit… Merci en tous les cas.

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  2. Très bon billet et si bien observé , j’ai bien ri …..tout m’a fait marrer et surtout ta définition de plouc et le poulailler rose que j’avais vu et puis les jobs sur Linkedin ( à pleurer de rire ou pas). Bises de la part de celle qui a quitté son job parisien, toute cabossée .

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    1. :))))) mais c’est tellement ça. L’autre jour je pensais à toi parce qu’un type a osé publier un article sur les jobs dans les agences de publicité et ça correspondait bien avec les témoignages que j’ai lu sur ton blog.

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