Qui voit Groix voit sa joie!

illustration la pointe des chatsIllustration Stéfanoudzou.

Un jour avec deux amies, on a décidé d’embarquer.

Fallait juste que la météo soit en accord avec nos principes (soleil, température exquise)

Je leur ai dit qu’à l’embarcadère, elles ne me louperaient pas, parce que je porterais ma marinière Oxbow. Celle avec le VRAI bleu marinière. La vérité c’est que l’on a surtout remarqué Marie, parce qu’elle portait un coupe vent fluo orange.

Un coupe vent vintage Jenna de Ronnay.

A l’avant du bateau, nous sommes dit que c’était tellement bien de respirer les embruns.

Qu’est ce que ça détend!

Sourires XXL, nous étions si bien.

Mais l’aventure a ses limites.

A peine sorti de la rade, le bateau à gité d’une façon démoniaque.

C’est presque en rampant que j’ai rejoint la cabine.

Porter la marinière ne fait pas le marin.

Et puis je ne suis pas poisson mais sagittaire.

le trou de l'enfer GroixJe me suis assise auprès d’un homme dont le déodorant avant lâché depuis pas mal de jours. J’en étais à regretter d’avoir retrouvé l’odorat.

J’ai pensé aussi que j’avais la chance incroyable qu’un pote qui venait d’acheter un bateau et qui m’avait proposé de m’initier à la pêche, a décidé de revendre son embarcation parce qu’elle est trop grande pour être amarrée au port, enfin là ou il a son mouillage.

Le bateau est toujours à quai à Quiberon.

Je me posais AUSSI la question “pourquoi Marie et Véro ne venaient pas se réfugier en cabine?”

Arrivée sur l’ile de Groix, je suis allée à leur rencontre à l’avant du bateau.

Elles étaient complètement rincées.

L’eau dégoulinait sur leurs cuisses bronzées et Véro avait la tête enfouie dans sa capuche. Elles avaient bien essayé d’aller se réfugier en cabine, mais à un moment donné elles auraient dû ramper sur le pont tant la mer était déchainée.

L’exercice était donc difficile.

Comme des survivantes, nous nous sommes réfugiées au Café de la Jetée.

Au soleil du petit matin ( 10 heures) j’ai sorti mon cake au spéculos fait maison, de mon petit panier, dans lequel j’avais aussi une boîte de pâté Henaff ( l’aventure a ses concepts)  et on a prit le petit déjeuner, l’esprit gonflé d’aventure.

carte de Groix

L’idée était d’aller jusqu’à la Pointe des Chats par le chemin côtier en faisant une pause plage des Grands Sables. Sur la plage des Grands Sables on a peaufiné notre bronzage pendant quatre heures. C’est que l’on a pas vu le temps passer.

Marie a pris des coups de soleil sur les jambes. Pourtant toute la journée elle s’est enduite de crème solaire Guerlain, “cette crème sent si bon”

Mais elle n’en a pas mis sur les jambes.

La marée étant basse, j’ai dit tout haut que la plage avait moins de mystère et Véro nous appris qu’elle demandait chaque jour quelque chose à l’Univers.

Marie voulait faire quelques dévotions dans une petite chapelle.

C’était les dévotions, ou la Pointe des Chats.

En bonnes chrétiennes nous nous sommes dirigées vers le clocher.

Vivre à Groix est-ce vivable?, c’était un peu la réflexion du jour. Oui, si on reste connectées à nos smartphones et tablettes. A Groix pas un monop, pas un Zara, pas un Babou.

C’est que l’on a pas vu la journée passer à Groix.

C’est que l’on a eu pas mal d’éclats de rire à Groix.

couverture-coloriage-Groix

Le Café de la jetée nous a tendu à nouveau les bras. Vers 18 heures ça grouille de monde au café. The place to be comme ont dit.

 

Mais nous nous sommes éjectées d’un coup d’un seul du café lorsque l’info nous est revenue en tête que le bateau, il ne fallait pas s’attendre à l’apercevoir avant d’embarquer, parce qu’à marée basse, on ne le voit pas dans le port.

Alors on a filé fissa à l’embarcadère.

J’ai eu la bonne idée de prendre place à l’ombre parce qu’une fois que le bateau allait faire sa manoeuvre dans le port nous serions bien exposées au soleil.

N’a pas l’esprit marin qui veut.

En mer nous avons eu la bonne idée de faire quelques selfies. Sur le smartphone de Véro. Toutes les photos de la journée ont été prises avec son smartphone. Le petit dej au Café de la Jeté, les volets bleues des habitations désuètes, les jardins fleuris…

Mon Nokia indiquant qu’il est toujours full, je l’avais laissé de côté toute la journée.

Trop de vagues, trop de rires, trop de déconnades surtout.Mais les vacances c’est fait pour s’amuser non? Soudain l’appareil est tombé des mains de Marie, à glissé sur le plaid tout doux que je lui avait prêté pour protéger ses cuisses du soleil. Le smartphone a glissé ensuite sur le pont au moment de la gite et comme nous étions assises juste devant la partie évidée du pont, il est tombé à la mer.

Ci-git dans les courreaux de Groix un smarphone Sansung Galaxy blanc diront mouettes et goélands.

Nous sommes parties dans une hilarité grave.

Plus de smartphone= plus de photos du Café de la Jetée = plus de souvenirs de cette journée en mode insulaire.

Fort heureusement j’ai découvert les illustrations adorables de Stéfanoudzou.

le bourg de Groix

4 thoughts on “Qui voit Groix voit sa joie!

  1. J’aime bien ce récit, il me rappelle mes séjours à Groix, la Grande Plage, la Pointe aux Chats, le café de la jetée, les balades à vélo et les maisons aux volets bleus…. dommage pour le téléphone “péri en mer”…

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    1. Tu connais Groix! c’est fou le nombre de gens qui connaissent cette île alors que nous, nous y allons pratiquement jamais. Et je ne te parle pas d’un séjour à Groix, ça ne nous viendrait pas à l’idée.

      Liked by 1 person

Comments

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